Valley of Love

Un « film de stars » peut parfois être une vraie réussite.

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En compétition à Cannes, Valley of Love, de Guillaume Nicloux, est reparti bredouille. Dommage, parce qu’il apporte la preuve qu’un « film de stars » peut être une vraie réussite. Encore fallait-il avoir derrière la caméra un cinéaste qui ne s’est pas laissé dépasser par Isabelle Huppert et Gérard Depardieu, et qui sait ce qu’il veut. L’intelligence de Guillaume Nicloux est d’avoir réussi à construire une fiction riche et féconde en y intégrant des éléments biographiques, plus ou moins explicites, qui appartiennent à ces deux « monstres sacrés ». Le couple Huppert-Depardieu est ainsi devenu partie prenante de la matière même du film, au-delà de leur jeu, même si celui-ci est de très haute tenue, loin des « performances » que l’on aurait pu craindre. Comme nous l’écrivions lors de sa présentation à Cannes, Valley of Love est un film sur le retour à tous points de vue, avec des résonances fantastiques. Le retour éventuel d’un fils mort prenant pourtant une dimension beaucoup plus existentielle que métaphysique, puisque ce sont avant tout les corps des deux acteurs, et les sentiments de leurs personnages qui y sont en jeu.


Valley of Love , Guillaume Nicloux, 1 h 32. Lire notre critique lors du festival sur Politis.fr, « Cannes 2015 ».

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