Dossier : Faut-il intervenir en Syrie ?

Crise syrienne : Un enjeu planétaire

C’est parce que l’Europe doit faire face à un afflux de réfugiés syriens que l’on s’intéresse de nouveau à la Syrie. Non sans confusions.

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Ainsi va le monde : c’est parce que l’Europe doit faire face à un afflux de réfugiés syriens que l’on s’intéresse de nouveau à la Syrie. Non sans confusions, d’ailleurs. Il arrive qu’une information sommaire confonde Daech avec la rébellion. Nous nous sommes efforcés dans ce dossier d’apporter un peu de clarté dans un conflit qui, il est vrai, n’a cessé de se complexifier depuis qu’en mars 2011 une révolution pacifique, démocratique et sociale a éclaté à Deraa, dans l’extrême sud du pays.

Confessionnalisation, militarisation, internationalisation n’ont pas cessé de transformer en guerre civile un soulèvement inscrit à l’origine dans le sillage des révolutions arabes. Nous en sommes à 250 000 morts. Dans les grandes villes de l’ouest, les rebelles et le groupe islamiste Al-Nosra mènent une guérilla contre le régime. Celui-ci n’a pas hésité, depuis quatre ans, à utiliser son aviation ou ses hélicoptères de combat pour anéantir des quartiers entiers. Des quartiers d’Alep et de Homs ne sont plus que champs de ruines. Ceux qui cherchent refuge en Europe viennent pour la plupart de ces zones.
Mais, à l’est du pays, Daech mène une autre guerre, de terreur, qui poursuit d’autres buts pour établir un vaste califat. C’est aussi une guerre contre l’Occident qui recrute et s’exporte chez nous. Mais il n’y aura pas de solution à cette double crise si la question démocratique n’est pas résolue à Damas.
Jean-Pierre Filiu (voir entretien p. 20) suggère une piste pour contourner le blocage qui résulte de l’internationalisation du conflit. L’enjeu est considérable. D’abord pour le peuple syrien, mais aussi pour l’Europe et l’Afrique. Il s’agit de la lutte contre le terrorisme. Et il s’agit de permettre un jour aux réfugiés syriens qui le souhaitent de rentrer chez eux dans un pays démocratique et en paix.


Photo : ZEIN AL-RIFAI/AMC/AFP

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