Antiracisme : l’espoir d’un front commun
Alors que les actes racistes et islamophobes se multiplient, il faut dépasser l’opposition entre « universalistes » et « communautaires ».
dans l’hebdo N° 1381 Acheter ce numéro

Samedi 14 novembre, dans la nuit, une voiture s’arrête près d’un restaurant kebab à Cambrai (Nord). Un coup de feu est tiré sur un homme d’une trentaine d’années, touché au dos. Il est d’origine turque, visé pour sa couleur de peau, qui « ne convenait pas au tireur ». Partout sur le territoire, dans la France post-13 novembre, les actes racistes et islamophobes explosent. Vingt-cinq rien que pour les quatre jours suivants les attentats, selon les chiffres de l’Observatoire national contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman. De Marseille à Barentin (Seine-Maritime) en passant par Créteil (Val-de-Marne) et Pontarlier (Doubs), des femmes voilées sont agressées, des kebabs caillassés et des mosquées taguées. « Dans des moments comme celui-ci, nous nous retrouvons face à un risque de recul du combat contre l’islamophobie, s’inquiète