Notre-Dame-des-Landes : Les chevaliers du triton crêté

Sur le site du projet d’aéroport, un demi-siècle de gel foncier a considérablement profité à l’écosystème. Balade naturaliste à l’heure où la loi sur la biodiversité revient devant les députés.

Patrick Piro  • 9 mars 2016 abonné·es
Notre-Dame-des-Landes : Les chevaliers du triton crêté
© Photo : Rene Krekels /FotoNatura /Minden Pictures /Biosphoto

Il pleut sur Nantes et sa région, et l’on comprend pourquoi les sols sont gorgés à Notre-Dame-des-Landes. L’imperceptible vallonnement du bocage peut incliner à en sourire, mais, hydrologiquement, il s’agit d’une « tête de bassin », sorte de -château d’eau. C’est plus clair sur une carte : de la zone d’aménagement différé – ZAD renommée « à défendre » par ses occupants illégaux depuis 2009 – sourdent une quinzaine de ruisseaux qui alimentent jusqu’à la Vilaine via l’Isac, ou la Loire via l’Erdre. Le moindre creux abrite une mare. L’embarras du choix. Sur leur carte d’état-major, les deux naturalistes choisissent de commencer par la « m171 ».

Une bestiole furtive file le long d’un fossé. « Campagnol roussâtre », annonce Franck Simmonet, spécialiste des mammifères. Six centimètres de long, c’est le seul corps d’importance qui se manifestera visuellement en quelques heures de

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Écologie
Temps de lecture : 5 minutes