Spirale meurtrière en Louisiane

Une spirale meurtrière qui a débuté le 5 juillet avec la mort d’un vendeur ambulant noir âgé de 37 ans, tué par deux policiers blancs alors qu’il était à terre.

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L’escalade de la violence a coûté la vie à trois policiers, dimanche 17 juillet, à Baton Rouge (Louisiane). Un guet-apens attendait les policiers en début de matinée alors qu’ils étaient appelés pour un début de fusillade. Le tireur, surarmé, un ancien Marine ayant servi en Irak, a été abattu par la police.

C’est le cinquième épisode d’une spirale meurtrière qui a débuté le 5 juillet avec la mort d’un vendeur ambulant noir âgé de 37 ans, tué par deux policiers blancs alors qu’il était à terre. Sa mort, filmée par un passant, et celle d’un autre Noir abattu par un policier dans la banlieue de Minneapolis (Minnesota) ont soulevé une vague d’indignation aux États-Unis. En marge d’une manifestation contre les violences policières à Dallas, le 8 juillet, un ancien soldat tuait cinq agents de police avant d’être tué par un robot-explosif de la police. La semaine dernière, un autre projet d’assassinat a été déjoué à Baton Rouge.

Le climat reste donc particulièrement tendu malgré les appels au calme de l’organisation phare de la lutte des Noirs américains, Black Lives Matter. Et la législation sur les armes à feu, particulièrement permissive en Louisiane, y compris concernant les fusils d’assaut semi-automatiques, laisse craindre une reprise de la violence.

Dans un message posté sur Facebook dix jours avant sa mort, un des trois policiers tués dimanche à Baton Rouge, un officier noir de 32 ans, exprimait une profonde résignation : « J’aime cette ville, je le jure devant Dieu, mais je me demande si cette ville m’aime. Quand je porte l’uniforme, j’ai des regards sales et haineux, et quand je ne le porte pas, je suis considéré comme une menace. » Selon le Washington Post, 505 personnes ont été tuées par la police depuis le début de l’année 2016. Vox ajoute que les Afro-Américains, qui constituent 13 % de la population des États-Unis, représentent 31 % de ces victimes.


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