À Gennevilliers, les habitants s'opposent à la démolition de leurs tours

Les projets de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) provoquent rarement de remous. Mais dans cette ville populaire des Hauts-de-Seine, les habitants se mobilisent contre la destruction de centaines de logements.

Marc vit à Gennevilliers « depuis toujours ». Il a posé un pied dans la tour 5 des Agnettes en 1983 et ne l’a plus jamais quittée. La journée, il distribue la publicité dans les boîtes aux lettres du quartier. Autant dire qu’il est incollable sur ces bâtiments et leurs habitants. « Studio, T1, T2… Je suis passé par tous les logements de la tour, raconte-t-il avec une certaine fierté. Depuis environ un an, j’entendais parler de la réhabilitation du quartier alors je n’imaginais même pas qu’ils puissent détruire les tours, cela m’a bouleversé. »

Le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU ou ANRU 2) pour la période 2014-2024 a de grands projets pour la ville de Gennevilliers. Mais ni la mairie, ni les habitants ne les approuvent. « Nous voulons qu'ils respectent le projet tel que nous l'avons conçu avec les habitants, déclare Patrice Leclerc, le maire PCF-Front de gauche de cette ville de la banlieue nord de Paris. Il n'est pas souhaitable que deux studios se transforment en un seul logement. » L’objet principal de la discorde est imposant : cinq tours de treize étages, soit 500 logements.

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