Procès des anti-pub : Les Déboulonneurs de Paris plaident « l’état de nécessité »

Le Collectif des Déboulonneurs a fêté son 22ème procès au niveau national ! Une énième procédure que les anti-pub estiment « nécessaire » pour permettre l’émergence d’un débat démocratique sur les effets de la publicité sur l’environnement, la santé et notre société toute entière.

Chloé Dubois (collectif Focus)  • 12 octobre 2016 abonné·es
Procès des anti-pub : Les Déboulonneurs de Paris plaident « l’état de nécessité »
© Photo transmise par le Collectif des Déboulonneurs

Quelques heures avant le procès de ce mardi 11 octobre, les sept prévenus se retrouvent au Bistrot Eustache, dans le premier arrondissement de Paris. À leurs côtés, quelques soutiens ont fait le déplacement pour assister à la conférence de presse et partager leurs revendications. En revanche, peu de journalistes sont présents. « Mais nous savons que parler des anti-publicitaires relève davantage de l’initiative personnelle des journalistes », souffle Raphaël. J, l’un des accusés, évoquant « les liens qu’entretiennent les rédactions avec les publicitaires et les industriels ».

Lorsque nous écrivons un communiqué, beaucoup de rédacteurs nous répondent qu’ils ont d’autres priorités, poursuit Élise, également convoquée au tribunal. Pourtant, nous démontrons que la publicité contribue à l’amplification des problèmes sociaux et écologiques, se faisant la vitrine d’un modèle de destruction.

Comme eux, cinq autres déboulonneurs ont été accusés de « groupement en vue de préparer ou de commettre des dégradations » et de « dégradation de panneaux publicitaires au préjudice de la SNCF », suite à l’action pacifiste de « barbouillage » des écrans publicitaires de la gare de Lyon, organisée le 2 mai 2015. Parmi eux, cinq barbouilleurs, un distributeur de tracts, et un porteur de mégaphone.

Interpellés par la police et la sûreté ferroviaire, les militants anti-pub ont finalement été convoqués mardi après-midi au tribunal correctionnel de Paris. En l'absence de plainte de la SNCF, ils y étaient poursuivis par l’État.

Si les peines requises par la procureure de la République n’excèdent pas les 400 euros (la peine la plus lourde a été demandée à l'encontre du porteur de

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Société
Temps de lecture : 7 minutes

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