Propos racistes sur les migrants : Florian Philippot tombe le masque

Le vice-président du Front national ne voit pas de propos haineux dans les commentaires racistes publiés sur Facebook à la suite de l’évacuation de la « jungle » de Calais.

Michel Soudais  • 28 octobre 2016
Partager :
Propos racistes sur les migrants : Florian Philippot tombe le masque
© Photo: Capture d'écran

Florian Philippot, qui était ce vendredi matin sur BFMTV/RMC, n’a pas apprécié d’être interrogé sur la publication de commentaires racistes sur la page Facebook de France 3 Midi-Pyrénées.

À lire >> France 3 dénonce les commentaires d’une vidéo sur l’arrivée des migrants en région

« Vous êtes l’accusateur public, c’est ça ? », a demandé le numéro deux du Front national au journaliste Jean-Jacques Bourdin qui l’accusait « d’encourager des propos haineux en refusant d’accueillir des réfugiés ». « Je ne me sens aucun lien avec tout cela », s’est défendu le vice-président du FN, avant de refuser de « culpabiliser les Français » qui s’expriment haineusement sur les réseaux sociaux :

Vous savez, culpabiliser les Français, c’est un peu facile. Ça fait 30 ans que les élites françaises font cela en disant « Vous êtes racistes parce que vous refusez l’immigration » […] Stop au bout d’un moment, ras le bol. Les Français en ont marre d’être culpabilisés.

Pour ce proche de Marine Le Pen, avec la « dispersion de la « jungle » de Calais » qu’« on impose aux Français », « on va faire venir des familles parmi lesquelles on ne sait pas très bien qui s’y trouve, peut être même des islamistes, peut-être même des profils identiques à ceux qui se sont fait sauter au Bataclan ».

En jouant ainsi outrageusement sur les peurs, Florian Philippot incite effectivement ceux qui l’écoutent au racisme et à la xénophobie, tout en s’en lavant les mains. La recette est aussi vieille que le Front national.

Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture
Politique • 12 octobre 2026 abonné·es

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture

Le candidat Renaissance et de La France insoumise à la présidentielle ont respectivement tenu meeting à Lyon samedi 10 octobre et près de Clermont-Ferrand dimanche 11, sur fond de mobilisation lycéenne. Alors que l’ancien Premier ministre défend une ligne fondée sur l’autorité et les devoirs, le leader insoumis dénonce le bilan éducatif des gouvernements macronistes. Tout au long du week-end, les deux candidats se sont affrontés à distance, à la tribune comme sur les réseaux.
Par William Jean et Névil Gagnepain
Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?
Politique • 9 octobre 2026 abonné·es

Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?

Ce 12 octobre, le coprésident de Place publique a remporté la primaire sociale-démocrate octobre, en glanant 66,17 % des 120 000 votants en ligne. Une question brûlante a animé les derniers jours de campagne : sa victoire serait-elle synonyme de la fin du parti à la rose ?
Par Névil Gagnepain
Mobilisation lycéenne : à Assas, un blocus et des étudiants divisés sur la loi « casseur-payeur »
Reportage • 8 octobre 2026

Mobilisation lycéenne : à Assas, un blocus et des étudiants divisés sur la loi « casseur-payeur »

Pour la première fois depuis le début du mouvement dans les lycées, l’université parisienne Panthéon-Assas a été bloquée. Parmi les étudiants en droit de la faculté historiquement marquée à droite, les débats ne manquent pas, dont le futur projet de loi du gouvernement.
Par William Jean
À Lille, les étudiants en journalisme questionnent le traitement des mobilisations lycéennes 
Médias • 7 octobre 2026 abonné·es

À Lille, les étudiants en journalisme questionnent le traitement des mobilisations lycéennes 

Ce mercredi 7 octobre, des poubelles bloquent l’entrée de l’École supérieure de journalisme de Lille. En assemblée générale, les étudiant.es s’interrogent et alertent notamment sur le traitement médiatique du mouvement lycéen.
Par Louis Witter