13 novembre : Au nom de la sécurité…

Après les attentats, le gouvernement a musclé comme jamais l’arsenal juridique et policier du pays, au mépris des libertés publiques, comme celle de manifester. Et au risque de dérives racistes.

Michel Soudais  • 9 novembre 2016 abonné·es
13 novembre : Au nom de la sécurité…
© Photo : Mustafa Yalcin/Anadolu Agency/AFP

Ce furent les premiers mots du discours de François Hollande devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, le 16 novembre 2015 : « La France est en guerre. » A-t-on bien mesuré alors ce que cette affirmation, abondamment utilisée par Manuel Valls, le PS et la droite dès le soir des attentats à Paris et à Saint-Denis, pouvait, dans la bouche du président de la République, annoncer de mesures exceptionnelles et de remises en cause des libertés publiques ? Pas assez sans doute puisque, ce jour-là, François Hollande a été applaudi debout par l’ensemble des parlementaires sauf un, Pouria Amirshahi.

Le chef de l’État venait pourtant d’annoncer une batterie de mesures sécuritaires prônées jusqu’ici par la droite et l’extrême droite, dont

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société Police / Justice
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

À Paris, « une agriculture basée sur l’exportation détruit les agriculteurs »
Manifestation 9 janvier 2026

À Paris, « une agriculture basée sur l’exportation détruit les agriculteurs »

En dépit du vote d’une majorité d’États européens en faveur du Mercosur, la Confédération paysanne, les Soulèvements de la terre, la CGT, Solidaires et Cancer Colère ont voulu dénoncer l’hypocrisie d’Emmanuel Macron et sa vision productiviste de l’agriculture.
Par Maxime Sirvins
Entre l’État et le monde agricole, une confiance brisée
Analyse 9 janvier 2026 abonné·es

Entre l’État et le monde agricole, une confiance brisée

Depuis deux ans, les colères agricoles s’expriment dans la rue, dans les fermes et dans les médias. Tiraillé de toutes parts, le secteur oscille entre pessimisme, désarroi et défiance envers un État qui ne comprend plus cette population en manque de reconnaissance.
Par Vanina Delmas
En Lozère, du boulot… mais pas de papiers
Reportage 9 janvier 2026 abonné·es

En Lozère, du boulot… mais pas de papiers

Entre attentes interminables, refus répétés et condition de vie indécentes, des dizaines de sans-papiers sont laissés sur le carreau par la politique préfectorale de Lozère. Dans un département en plein besoin de main-d’œuvre, associations et habitants dénoncent un système devenu inhumain et incohérent.
Par Agnès Polloni
Santé mentale des jeunes : la lente perdition
Analyse 7 janvier 2026

Santé mentale des jeunes : la lente perdition

Érigée en « grande cause nationale 2025 », prolongée en 2026, la question de la détresse juvénile ne semble apparaître qu’entre deux paroles politiques et plusieurs dizaines d’études, toutes alarmantes. Derrière les chiffres et le réel manque de moyens, les raisons du mal-être, elles, sont éludées.
Par Elsa Gambin