La COP 22 versus Trump

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Le sommet climat annuel de l’ ONU, qui s’ est achevé à Marrakech le 18 novembre, avait pour programme de travailler aux modalités pratiques d’application de l’accord de Paris, signé l’an dernier. Peu d’avancées sur ces chantiers très techniques, et un surcroît de tensions à venir, car la question des aides financières aux pays du Sud, cruciale, est loin d’être résolue. Alors qu’il a été décidé en 2009 d’alimenter une dotation de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, il serait d’ores et déjà nécessaire de tripler l’objectif pour faire face au défi. 

Principale nouvelle positive : sous l’ effet de la ratification expresse de l’accord de Paris (par 110 pays à ce jour), la COP 22 a accéléré le calendrier, fixant à la fin 2 018 (au lieu de 2 020) la mise au point définitive des modalités pratiques. Le point noir reste bien sûr l’inconnue de la politique de Trump, fondamentalement climatosceptique. La conférence de Marrakech s’est achevée sur une déclaration solennelle. « Nous, chefs d’État, de gouvernement, et délégations réunis à Marrakech […] appelons à l’engagement politique maximal pour lutter contre le changement climatique. » Une redite, certes, mais qui s’avérait indispensable pour dépasser, au moins en discours, la sidération de l’élection de Trump.


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