Patrick Autréaux : L’au-delà de la littérature
Dans La Voix écrite, Patrick Autréaux interroge le sens de sa nécessité d’écrire, notamment au regard de l’expérience de la maladie et de la proximité de la mort. Le récit d’une aventure intellectuelle et humaine.
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À la radio, récemment, un membre de l’Académie Goncourt a jugé que la littérature française « se regarde beaucoup le nombril ». Un poncif usé comme un juré de prix dits littéraires, qui témoigne de la paresse de ces « gensdelettres » endormis sur leur réputation thésaurisée, et de leur surdité à tout ce qui est écriture vivante. On imagine leur désarroi devant cette phrase extraite du nouveau livre de Patrick Autréaux – mais pas d’inquiétude, ils ne s’aventurent pas sur des rivages qui leur sont inconnus : « Moi qui avais toujours pensé que l’individualisme poussé jusqu’à la singularité amenait vers l’autre, j’en avais une preuve bouleversante. »
La figure de « l’autre » est au cœur de La Voix écrite. Patrick Autréaux y interroge pourtant le sens d’un élan on ne peut plus intime : celui de l’écriture, qu’il porte en lui depuis de nombreuses années. « On est écrivain longtemps avant d’avoir publié son premier livre », écrit-il. Alors qu’il en était encore à une phase d’apprentissage, à la recherche de sa « voix écrite », un événement est venu tout bouleverser,
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