La famille de Liu Shaoyo ne baisse pas les bras

Dans une conférence de presse donnée mercredi 29 mars, les avocats de la famille de Liu Shaoyo ont annoncé qu’une enquête de flagrance avait été ouverte par le procureur. Mardi, l’IGPN s’est saisie du dossier.

Hugo Boursier  • 29 mars 2017
Partager :
La famille de Liu Shaoyo ne baisse pas les bras
© Photo : Jan Schmidt-Whitley / NurPhoto

Il y a du nouveau dans l’affaire Liu Shaoyo, ce père de famille chinois de 56 ans, abattu par un policier de la brigade anticriminalité (BAC) dimanche soir à son domicile. Mardi, l’IGPN avait reçu les proches de la victime, dont ses filles, présentes sur les lieux du crime, après s’être saisie de l’enquête.

Ce mercredi, la famille de Liu Shaoyo a tenu une conférence de presse au cabinet de leur avocat, Me François Ormillien, accompagné de Me Calvin Job. Ce dernier a annoncé qu’une enquête de flagrance avait été ouverte par le procureur. Cette procédure particulière donne plus de pouvoirs aux officiers de la police judiciaire pour rassembler rapidement les éléments qu’ils jugent nécessaires.

L’avocat a également confirmé la version de la famille, selon laquelle le tir du policier a été fait sans sommation, à peine après avoir forcé la porte d’entrée. Selon l’avocat, le père n’a pas porté de coup à l’aide d’une paire de ciseaux. Il avoue ne pas comprendre « l’ampleur du dispositif policier pour interpeller cet homme ».

Les rassemblements en hommage à Liu Shaoyo se poursuivent. Après ceux de lundi, où 35 personnes avaient été interpellées, d’autres ont été organisés hier, devant le commissariat du XIXe arrondissement, où quelques manifestants ont été blessés. Une pétition en ligne a été créée. Elle demande justice pour Liu Shaoyo.

À lire aussi >> Des milliers de personnes ont marché pour la justice et la dignité

Police / Justice
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

La criminalisation de l’antifascisme inquiète les soutiens de Zaid et Gino, menacés d’extradition
Justice 19 février 2026 abonné·es

La criminalisation de l’antifascisme inquiète les soutiens de Zaid et Gino, menacés d’extradition

La cour d’appel de Paris devait se prononcer le 18 février sur l’extradition de deux militants antifas poursuivis dans l’affaire de Budapest. Si l’audience a été renvoyée au 18 mars, l’inquiétude liée au contexte politique français depuis le meurtre de Quentin Deranque à Lyon, s’est fait ressentir parmi les soutiens.
Par Pauline Migevant
Extrême droite armée, police peu réactive… Après la mort de Quentin Deranque, des faits et des questions
Enquête 18 février 2026 abonné·es

Extrême droite armée, police peu réactive… Après la mort de Quentin Deranque, des faits et des questions

Neuf personnes appartenant à la Jeune Garde ont été interpellées, mardi soir, dans l’enquête concernant la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque. L’enquête policière avance avec un déroulé précis de faits qui commencent à s’éclairer, avec encore des questions en suspens.
Par Pierre Jequier-Zalc
Juste(s) juges – Épisode 3
Série documentaire 13 février 2026 abonné·es

Juste(s) juges – Épisode 3

Découvrez, en exclusivité sur Politis.fr, le troisième épisode de la série documentaire de Jean-Pierre Bloc consacrée à la dimension politique de la justice.
Par Jean-Pierre Bloc
Procès RN : le compte à rebours est lancé pour Marine Le Pen
Récit 11 février 2026 abonné·es

Procès RN : le compte à rebours est lancé pour Marine Le Pen

Le procès en appel des assistants parlementaires du RN s’est achevé ce mercredi 11 février à Paris, après les dernières plaidoiries de la défense. La cour a mis sa décision en délibéré, attendue d’ici à juillet, avec l’inéligibilité de Marine Le Pen en ligne de mire.
Par Maxime Sirvins