Thomas Guénolé : « Mélenchon veut imposer la cohabitation »

Jean-Luc Mélenchon désarçonne une partie de la gauche par ses positionnements et sa stratégie. Pour Thomas Guénolé, le leader de la France insoumise est cohérent.

Nadia Sweeny  • 17 mai 2017 abonné·es
Thomas Guénolé : « Mélenchon veut imposer la cohabitation »
© photo : Boris HORVAT / AFP

La campagne des législatives s’ouvre sur fond de divisions des candidatures à gauche, éloignant la probabilité d’une présence élargie au Parlement. Pour Jean-Luc Mélenchon, qui convoite l’hégémonie de l’opposition à gauche, l’union des partis ne fait pas sa force. Thomas Guénolé analyse cette stratégie.

Jean-Luc Mélenchon analyse-t-il de manière « juste » la nature du vote qui l’a porté à 19,56 % au premier tour de la présidentielle ?

Thomas Guénolé : Il cite souvent le même chiffre : 80 % de son score du premier tour serait un vote d’adhésion. Cela correspond à la réunification quasi totale de l’électorat du « non » de gauche à la politique économique pro-mondialisation. Ce que j’appelle la « gauche antisystème », celle du « non » à la constitution européenne et qui représente un quart de l’électorat français : soit la somme du résultat de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon. La base électorale de la France insoumise est évaluée à 16 %, ce qui coïncide avec les 80 % de ses électeurs du premier tour dont il se réclame. D’autant que le taux d’adhésion à Jean-Luc Mélenchon

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture
Politique • 12 octobre 2026 abonné·es

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture

Le candidat Renaissance et de La France insoumise à la présidentielle ont respectivement tenu meeting à Lyon samedi 10 octobre et près de Clermont-Ferrand dimanche 11, sur fond de mobilisation lycéenne. Alors que l’ancien Premier ministre défend une ligne fondée sur l’autorité et les devoirs, le leader insoumis dénonce le bilan éducatif des gouvernements macronistes.
Par William Jean et Névil Gagnepain
Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?
Politique • 9 octobre 2026 abonné·es

Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?

Ce 12 octobre, le coprésident de Place publique a remporté la primaire sociale-démocrate octobre, en glanant 66,17 % des 120 000 votants en ligne. Une question brûlante a animé les derniers jours de campagne : sa victoire serait-elle synonyme de la fin du parti à la rose ?
Par Névil Gagnepain
Les gauches raccrochent les wagons de la colère lycéenne
Analyse • 7 octobre 2026 abonné·es

Les gauches raccrochent les wagons de la colère lycéenne

Face à un mouvement lycéen d’une ampleur inédite, les partis de gauche se sont unanimement ralliés à la cause lors des manifestations du 6 octobre. Certains, LFI en tête, ont été plus prompts que d’autres à se rendre sur les blocus lycéens.
Par Névil Gagnepain
Affaire Bardella : la « dédiabolisation » du RN à l’épreuve, mais pour quel électorat ?
Analyse • 1 octobre 2026 abonné·es

Affaire Bardella : la « dédiabolisation » du RN à l’épreuve, mais pour quel électorat ?

Après les révélations de Mediapart sur des messages antisémites attribués à Jordan Bardella, l’affaire pourrait fragiliser les électeurs les plus récemment ralliés au RN, davantage sensibles à l’image de respectabilité que le parti cherche à construire. Une hypothèse qui reste, à ce stade, impossible à mesurer électoralement.
Par William Jean