Macron : Drôle de rêve européen et ambiguïté syrienne
La « nouvelle feuille de route » de Macron sur l’Europe oublie le social. Quant au discours sur la Syrie, il est de plus en plus ambigu.
dans l’hebdo N° 1460 Acheter ce numéro

L es peuples européens, il faut être capable de les entraîner, de les faire rêver », déclarait Emmanuel Macron dans un entretien récent à sept journaux européens, dont Le Figaro. Faire rêver les peuples avec comme principal objectif une Europe de la défense, sans évoquer la question sociale, risque d’être très compliqué. C’est pourtant ce qui ressort du Conseil européen de Bruxelles, le 23 juin. Le social, Macron l’avait bien évoqué, timidement et brièvement, à plusieurs reprises, dans l’interview, dénonçant des « inégalités » qui « s’aggravent partout dans le monde », et préconisant, du moins en parole, « une Europe qui protège contre les dérèglements de la mondialisation », et qui puisse « assurer la justice sociale »… Mais à Bruxelles, seule la question des travailleurs détachés a été abordée. Et encore, de façon très limitée. Comment, d’ailleurs, pourrait-il en aller autrement, alors qu’une réforme très contestée du code du travail est la pierre angulaire de la « politique sociale » du gouvernement ?
Au-delà du discours, on en sait donc déjà un peu plus sur le « rêve européen » du nouveau Président