« Notre pain quotidien », de King Vidor

Restauré, le film de 1934 ressort avec un magnifique noir et blanc, qui met en exergue la mise en scène.

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1928. John, au chômage, et Mary tirent le diable par la queue. On leur propose de reprendre une ferme à l’abandon. Ils ont l’idée d’y faire venir des chômeurs ayant un métier qui peut être utile, et créent une coopérative. King Vidor a la même tripe humaniste que Frank Capra. Le cinéaste – qui, en 1929, avait tourné Hallelujah !, son premier film parlant avec une distribution uniquement afro-américaine – propose, dans Notre Pain quotidien (1934), une vision du travail et de l’argent peu orthodoxe aux États-Unis. Il serait erroné d’y voir du marxisme, mais la communauté agricole que forme la coopérative fondée par John et Mary vise davantage le bien-être des travailleurs que des profits mirifiques. Notre Pain quotidien, restauré, ressort avec un magnifique noir et blanc, qui met en exergue la mise en scène de King Vidor, auteur de très grands chefs-d’œuvre, comme La Foule (1928), l’un des plus beaux films de la période du muet.

Notre Pain quotidien, King Vidor, 1 h 14.


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