Un psy pour le pape, vite !

Le 26 août, François a prodigué ses conseils aux parents d’enfants homosexuels.

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Dans l’avion qui le ramenait d’Irlande, le 26 août, le pape François a prodigué ses conseils aux parents d’enfants homosexuels : « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie. C’est autre chose quand cela se manifeste après 20 ans. » Ses mots ont choqué, marquant un fort retour en arrière, notamment en France, où l’homosexualité – considérée comme un vice par les religions puis comme une maladie mentale par la médecine – a été dépénalisée en 1982 et n’est plus une pathologie depuis 1992.

De quoi « légitimer » et « nourrir » l’homophobie, selon l’association SOS Homophobie, qui a rappelé que l’Église n’en était pas à son coup d’essai.

Le pape est originaire d’Argentine, où psychiatrie, psychanalyse et psychologie sont des disciplines historiquement liées, a plaidé le journal La Croix. Mais le mal était fait, a fortiori dans un contexte de nouveaux scandales pédophiles dans l’Église. Dans ce même avion, le pape a refusé de commenter les déclarations du nonce de Washington estimant que les abus sexuels seraient dus à la présence de prêtres homosexuels. Sans condamner, donc, le rapprochement – séculaire – entre homosexualité et pédophilie.


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