« Quand l’État n’agit pas », les villes passent à l’action
Tour de France des collectivités qui s’engagent pour l’accueil des migrants.
dans l’hebdo N° 1522 Acheter ce numéro

Strasbourg
Maîtresse en son domaine« Nous sommes une ville-frontière », rappelle Marie-Dominique Dreyssé, adjointe Europe Écologie-Les Verts à la mairie de Strasbourg, en charge de l’action sociale territoriale. Chaque année, la ville accueille plus de 3 500 demandeurs d’asile. « De par sa situation géographique, démographique et sociale, Strasbourg voit arriver beaucoup de personnes », constate l’élue alsacienne.
Si on est loin du mythe du « tsunami migratoire », Marie-Dominique Dreyssé note une augmentation importante des arrivées ces dernières années, « environ 20 % ». Une situation à laquelle la ville s’adapte. « Personne n’a vocation à vivre de manière pérenne dans l’espace public », martèle-t-elle. Alors, autant que possible, la municipalité s’engage : mise à disposition de logements, création de centres d’accueil… Cette politique volontariste, Strasbourg est l’une des seules villes de France à pouvoir la mener. Héritage des années d’annexion allemande, elle a gardé certaines de ses prérogatives, ailleurs dévolues aux départements français.
« Nous déterminons les politiques sociales, maternelles et