Retraites : La macronie sous pression

Le passage en force de la réforme sème le malaise au sein de la majorité. L’opposition pointe la précipitation et l’amateurisme.

Après avoir baladé les partenaires sociaux et ignoré la rue, le pouvoir s’apprête à brutaliser les institutions avec sa réforme des retraites. Cela a commencé avec le Conseil d’État, qui n’a pas caché son agacement face à la tournure que prennent les événements. Furieuse d’avoir dû travailler dans l’urgence sur un texte colossal dont l’impact sur le modèle social français reste difficile à mesurer, l’institution s’exaspère du flou ambiant – 29 ordonnances sont prévues dans le texte de loi – et d’une étude d’impact « lacunaire » qui transpire l’impréparation. Son avis ne sera pas contraignant, hormis pour les profs, dont la promesse d’augmentation de salaire devait être gravée dans le marbre, ce qui constitue aux yeux du Conseil d’État une obligation à légiférer, non conforme à la Constitution.

Le texte, ainsi frappé du sceau de l’amateurisme, vient d’atterrir sur le bureau d’une commission spéciale de 70 députés. La droite et la gauche ont immédiatement interpellé « solennellement » le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, pour lui demander de ralentir la course folle de ce mammouth législatif qui fait trembler les murs du Parlement.

Il reste 72% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.