L’espoir d’un « premier de corvée »

En première ligne pendant le confinement, Ousmane, éboueur sans papiers, espère que cette épreuve lui permettra d’obtenir une régularisation.

Erwan Manac'h  • 22 juillet 2020 abonné·es
L’espoir d’un « premier de corvée »
Pendant le confinement, les rues étaient désertes, mais les poubelles pleines à craquer.
© HARRY FLEX/Only France via AFP

Aux premiers jours du confinement, c’est la peur qui a pris le pas sur tous les autres sentiments, insiste Ousmane (1). « Nous touchons les poubelles des gens toute la journée. Alors, quand l’épidémie circulait partout, nous avions beaucoup d’inquiétude. » Il se souvient aussi des difficultés endurées pour se rendre sur son lieu de travail, avec des transports en commun quasiment à l’arrêt. Il a fallu enfin composer avec les nombreuses absences de ses collègues, sans savoir si elles étaient dues au virus ou à l’angoisse de sortir travailler.

Rapidement, l’entreprise de collecte des ordures pour laquelle travaille Ousmane a pris des mesures synonymes de double peine pour les ripeurs (les éboueurs qui travaillent à l’arrière du camion), comme lui. Pour ne pas risquer de contaminer leurs collègues, ils n’avaient plus accès aux vestiaires et devaient se présenter directement en tenue dans la rue, au point de départ de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Santé Société
Publié dans le dossier
Les luttes essentielles déconfinées
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

De l’enfer carcéral au théâtre, la renaissance de Redwane Rajel
Portrait 13 mai 2026 abonné·es

De l’enfer carcéral au théâtre, la renaissance de Redwane Rajel

Le comédien de 51 ans raconte son parcours de vie accidenté dans un seul en scène salué par ses pairs. Son histoire est celle d’un homme qui s’est reconstruit grâce à la scène, découverte en prison à la faveur des permissions de sortie et des activités culturelles.
Par Hugo Forquès
Master Poulet : à L’Après M de Marseille, « il faut arrêter d’utiliser la nourriture pour stigmatiser »
Reportage 12 mai 2026 abonné·es

Master Poulet : à L’Après M de Marseille, « il faut arrêter d’utiliser la nourriture pour stigmatiser »

La polémique autour de l’ouverture d’un Master Poulet à Saint-Ouen, contestée par le maire Karim Bouamrane (PS), a charrié des enjeux à l’intersection entre classe sociale, racisme et géographie de territoire. Un sujet qui résonne à L’Après M, restaurant solidaire dans les quartiers nord de Marseille.
Par Zoé Cottin
Fin de vie : le Sénat abrège les débats sur l’aide à mourir
Loi 12 mai 2026 abonné·es

Fin de vie : le Sénat abrège les débats sur l’aide à mourir

Les parlementaires ont voté contre l’article sur lequel reposait « l’assistance médicale à mourir », une version plus restrictive du texte adopté à l’Assemblée nationale. Laquelle sera, dorénavant, seul maître à bord du texte.
Par Hugo Boursier
À Paris, la marche néonazie du C9M reste interdite
Extrême droite 8 mai 2026

À Paris, la marche néonazie du C9M reste interdite

Le tribunal administratif a rejeté la levée d’interdiction demandée par les organisateurs du Comité du 9 mai (C9M), une marche néofasciste en hommage à un militant mort en 1994.
Par Hugo Boursier