Dossier : Les luttes essentielles déconfinées

Mathilde Monnier : « Tendre vers l’imprévu »

Mathilde Monnier, figure majeure de la danse contemporaine, dessine des pistes d’avenir pour son art.

Nous sommes dans une phase intermédiaire encore très floue. Nous avons envie de croire que le plus dur est passé en France et que la vie va pouvoir recommencer. Pourtant, si nous regardons ailleurs dans le monde, notamment sur le continent américain, nous voyons bien que la pandémie est loin d’être finie. L’incertitude persistante m’apparaît la caractéristique la plus marquante du moment que nous vivons. Dans ma vie professionnelle comme dans ma vie personnelle, j’ai le sentiment que tout change tout le temps. C’est déstabilisant mais aussi stimulant, car cela redonne une grande liberté d’action. S’agissant de mon activité de chorégraphe, cette crise remue déjà pas mal de choses, notamment au niveau de la production et du processus de création. Je réfléchis beaucoup à de nouvelles formes et temporalités.

Durant six semaines en mai-juin, j’ai organisé – avec très peu de moyens – une série de micro-résidences et de micro-performances, à jauge très réduite, dans mon nouveau studio, installé au sein de la Halle Tropisme, à Montpellier. J’ai été ravie de cette expérience, qui permet d’instaurer un rapport plus intime, et j’aimerais beaucoup pouvoir la prolonger, mais je n’ai pas les ressources nécessaires pour le moment.

Il reste 59% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents