Dossier : Violences : une réalité très augmentée

Violences : Le retour des « sauvages »

Le débat sur le prétendu « ensauvagement » de la société n’est pas nouveau. Ni même les considérations intrinsèques qu’il contient.

Ensauvager » est un terme qui remonte au XIIIe siècle et qui contient, en réalité, des notions contradictoires. « Il provient de silvaticus – issu de la forêt : la partie du monde non cultivé. On y met donc en opposition le naturel absolu et ce qui est maîtrisé par l’homme, explique le linguiste Alain Rey_. Ce qui ouvre sur des perspectives morales variées car il comporte un jugement objectif, “ce qui n’est pas cultivé”, mais aussi un jugement de valeur qui, lui, peut être positif ou négatif. »_

L’idée du « bon sauvage » se développe d’ailleurs au XVIe siècle lors des grandes découvertes occidentales et de la rencontre avec les « indigènes ». Jean-Jacques Rousseau reprend cette thématique pour établir sa pensée sur la bonté naturelle de l’humain et sa corruptibilité par la société. « Dans ce cadre, le sauvage est positif : c’est l’homme proche de la nature, considéré comme une source d’énergie », renchérit Alain Rey.

C’est principalement à partir du XVIIIe siècle que se développe l’idée d’une « sauvagerie » néfaste.

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