Sans-papiers : Les « invisibles » voulaient se montrer

Partis de six grandes villes, les centaines de sans-papiers de la Marche des solidarités ont convergé le 17 octobre à Paris. Le gouvernement n’a livré qu’un seul message : un mur de CRS.

Le 19 septembre, ils partent de Marseille. Quelques centaines de sans-papiers avec un objectif en tête : se rendre à l’Élysée pour rencontrer Emmanuel Macron. Leurs demandes sont limpides : régularisation de l’ensemble des sans-papiers, fermeture des centres de rétention, logements pour tou·tes. Francky a marché 27 jours, au rythme de 35 à 40 kilomètres quotidiens. Au début ce fut dur mais, arrivé à Paris, le Marseillais l’assure : « C’était la meilleure expérience de ma vie. » Le quadragénaire a traversé une centaine de villes et n’y a vu que de la solidarité. Comme Baba, parti de Rennes le 3 octobre et qui insiste sur « l’accueil chaleureux reçu partout où l’on est passés ».

La Marche des solidarités n’a pas fait grand bruit dans les médias. Pourtant, la convergence de marcheurs venus des quatre coins de la France – de Marseille, Montpellier et Grenoble au sud, de Rennes à l’ouest, de Lille au nord et de Strasbourg à l’est – avait quelque chose d’historique. Derrière ceux qui ont pris la route, des soutiens nombreux. Au total, 280 collectifs, associations, syndicats, partis politiques ont signé l’appel « On marche vers l’Élysée ! »

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