La répétition des douleurs

Michel Cloup et Pascal Bouaziz s’emparent d’un texte de Joseph Ponthus sur le travail à l’usine.

Le projet était ambitieux. Concevoir une série de chansons à partir du livre de Joseph Ponthus, À la ligne, sous-titré Feuillets d’usine, paru aux éditions de La Table ronde en 2019, dans lequel il relate son travail dans une conserverie de poissons et dans un abattoir. De manière directe et brute. Voire brutale, à l’image des situations décrites. Et dans une forme qui explique le titre, avec de constants retours à la ligne, parfois pour un seul mot, figurant in fine une sorte de poème épique. Ou peut-être une chanson de geste. Pas dans le sens premier du terme puisqu’il ne s’agit pas de rapporter des faits de guerre. Mais, finalement, en est-on si loin ? Pas tellement pour Joseph Ponthus, qui ose le parallèle avec la Grande Guerre. Et cette phrase qui vient en leitmotiv et fournit les seuls mots du premier morceau de l’album – « C’est fantastique tout ce qu’on peut supporter » – n’est pas de lui mais de Guillaume Apollinaire, qui ne parlait pas du travail à l’usine. Un parallèle pour dire la violence faite dans les deux cas aux corps et aux esprits.

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