Inceste : Des lectures pour libérer la parole

En complément de notre dossier, voici quelques livres, manuels et histoires, à destination des enfants, des adolescents ou des adultes, qui sont autant d’outils pour sensibiliser à l’inceste, aux violences… Et ne plus se taire.

Marion Dumand  • 10 février 2021
Partager :
Inceste : Des lectures pour libérer la parole
© CAIA IMAGE / SCIENCE PHOTO LIBRARY / NEW / Science Photo Library via AFP

INCESTE

Enfance :

Respecte mon corps, Catherine Dolto, Colline Faure-Poirée et Robin, Gallimard Jeunesse Giboulées, réed. 2019, 28 p., 6,50 euros, de 2 à 7 ans.

Et si on se parlait ? Le petit livre pour aider les enfants à parler de tout, sans tabou !, Andréa Bescond et Mathieu Tucker, Harper Collins, 2020, 64 p., 7,50 euros, 3 tomes (3-6 ans, 7-10 ans, 11 ans et +).

La princesse sans bouche, Florence Dutruc-Rousset et Julie Rouvrière, Bayard Jeunesse, coll. « Album découvertes », 2020, 40 p., 13 euros 90, à partir de 5 ans.

Le petit livre pour dire stop aux violences sexuelles faites aux enfants, Delphine Saulière, Gwénaëlle Boulet et Marie Spénale, Bayard Jeunesse, coll. « Les petits livres », 2019, 40 pages, 9,90 euros, téléchargeable gratuitement sur le site de l’éditeur, à partir de 7 ans.

Peau d’âne, bande-dessinée d’Edmond Baudoin, Gallimard Jeunesse, coll. « Fétiches », 2010, 62 pages.

Adolescence :

  • Luna la nuit, bande-dessinée d’Ingrid Chabert et Clémentine Pochon, Ed. Les enfants rouges, coll. « Isturiale », 2017, 88 p., 15 euros.

  • L’instant de la fracture, Antoine Dole, Ed. Talents hauts, coll. « Ego », 2018, 64 pages, 7 euros.

  • La porte de la salle de bain, Sandrine Beau, Eds. Talents hauts, coll. « Ego », 2015, 96 pages, 8 euros.

La fille du canal, Thierry Lenain, Syros, coll. « Tempo+ », 2000, 83 p..

Quelque chose à te dire, Marie-Sophie Vermot, École des loisirs, 2008, 140 p., 9,20 euros.

Les yeux de Lisa, Karine Reysset, École des loisirs, coll. « Medium », 2013, 102 p., 8,50 euros.

Pour les adultes :

Te laisse pas faire ! Les agressions et les abus sexuels expliqués aux enfants, Jocelyne Robert et Jean-François Vachon, Éditions de l’homme, 2019, 128 p., 12,90 euros.

Les pieds bleus, Claude Ponti, Points, 1998, 256 p., 7 euros.

VIOLENCES

  • Petit doux n’a pas peur, Marie Wabbes, De la Martinière Jeunesse, 2015, 32 p., 13,90 euros, à partir de 3 ans (voire 2).

  • De Claude Ponti, à l’École des Loisirs : la « trilogie d’Isée » (Mô-Namour, La venture d’Isée, L’avie d’Isée), 2013, 2014, 2015, 48 pages, à partir de 5 euros ; Okilélé, de 6 à 8 ans, 48 pages, à partir de 5 euros.

Toujours de Claude Ponti, Okilélé, École des Loisirs, 1993.

Ma vie est un trésor, Hélène Romano et Germain Barthélémy, ed. Courtes et longues, coll. « je dis mes maux pour mieux », 2020, 40 pages, 19,90 euros.

Harcèlement, inventaire pour ne plus se taire, Emma Strack et Maria Frade, La Martinière Jeunesse, 2020, 160 p., 14,90 euros, à partir de 9 ans.

Le pull, Sandrine Kao, coll. « Tempo+ », Syros, 2015, 112 pages, 6,95 euros, roman ado.

Et quelques classiques :

Mon bel oranger, José Mauro de Vasconcelos (Brésil), 1968.

L’Enfant, Le Bachelier, L’Insurgé, trilogie autobiographique de Jules Vallès, 1879, 1881, 1886.

Poil de carotte, Jules Renard, 1894.

Vipère au poing, Hervé Bazin, 1948.

CORPS, LIBERTE ET INSOUMISSION

Pour respirer, s’émerveiller et rire ! (Liste absolument non exhaustive !) :

  • Cap !, Loren Capelli, ed. Courtes et Longues, 2019, 120 p., 24 euros, à partir de 5 ans.

  • La tribu qui pue, Magali Le Huche et Elise Gravel, Les fourmis rouges, 2017, 32 p., 16 euros 50, à partir de 6 ans.

  • Le Repaire, Emma Adbage, trad. du suédois par Marie Valera, 2019, 44 p., 14 euros, Cambourakis, à partir de 6 ans.

  • Dictionnaire fou du corps, Katy Couprie, ed. Thierry Magnier, 2012, 246p., 33 euros, à partir de 6 ans.

  • La Ligue des super féministes, de Mirion Malle, Ed. La ville brûle, 72 p., 16 euros, à partir de 10 ans.

Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

À Nanterre, dans la cité Pablo Picasso, des habitants montent au front contre leur bailleur
Reportage 13 mars 2026 abonné·es

À Nanterre, dans la cité Pablo Picasso, des habitants montent au front contre leur bailleur

La tour 19 de la célèbre cité, comptant 38 étages et près de 180 logements, est privée de certains de ses ascenseurs depuis plusieurs mois. Une problématique qui s’ajoute à une insalubrité de plus en plus criante. Les habitants se mobilisent contre le bailleur, Nanterre Coop Habitat.
Par Pierre Jequier-Zalc
« La vraie opposition, c’est les puissants contre les précaires, pas les Calaisiens contre les exilés »
Entretien 13 mars 2026

« La vraie opposition, c’est les puissants contre les précaires, pas les Calaisiens contre les exilés »

Face à la maire Natacha Bouchart et à la poussée de l’extrême droite, la liste « Calais à gauche toute » veut rompre avec la politique d’hostilité menée contre les personnes exilées. Juliette Delaplace, figure associative et numéro deux de la liste, détaille comment une municipalité peut résister à la militarisation de la frontière.
Par Pauline Migevant
Familya, l’association pro-Stérin qui menace le Planning familial
Enquête 12 mars 2026 abonné·es

Familya, l’association pro-Stérin qui menace le Planning familial

Avec ses cadres issus de la sphère réactionnaire et ses financements catholiques anti-IVG, dont le Fonds du bien commun du milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, Familya profite des caisses exsangues du Planning familial et de la négligence des pouvoirs publics pour asseoir sa vision conservatrice de la famille.
Par Chloé Bergeret
Associations : l’enjeu oublié des municipales
Enquête 11 mars 2026 abonné·es

Associations : l’enjeu oublié des municipales

Partout en France, des maires se portent au chevet des associations, dont le rôle de lien social est essentiel dans les villes et quartiers populaires. Mais compenser le désengagement de l’État leur est souvent impossible.
Par Lucas Sarafian