« Un triomphe », d’Emmanuel Courcol : Jugés sur pièce

Dans Un triomphe, d’Emmanuel Courcol, un comédien parvient à monter En attendant Godot avec des détenus. Un film qui procure du bonheur.

Quand le cinéma d’auteur rencontre le cinéma commercial ! Fait rarissime. Surtout quand il ne s’agit pas pour le premier de loucher sur le second en tentant d’y puiser des recettes… qui ne fonctionnent jamais ! Il n’en est rien ici. Un triomphe, deuxième long métrage d’Emmanuel Courcol, ne trompe guère sur sa nature, ne serait-ce que dans l’intrigue qu’il développe : des taulards s’emparent d’En attendant Godot, de Samuel Beckett, et le jouent avec application et sérieux, ce qui n’empêche pas la comédie.

Le cinéma commercial, ici, est incarné par un comédien : Kad Merad. Le scénario l’a emballé, et c’est comme si Un triomphe lui avait réservé le meilleur accueil. La greffe a opéré : l’acteur des Tuche, de Bienvenue chez les Ch’tis et du Petit Nicolas y est archi-convaincant. Il interprète Étienne, un comédien en butte à des années de galère, comme beaucoup de ses semblables, n’étant pas monté sur scène depuis des années, en cruel manque de reconnaissance. Non par goût mais par nécessité, il accepte de prendre en charge un atelier de théâtre au sein d’une maison d’arrêt. La première scène montre qu’Étienne n’a jamais mis les pieds dans un tel lieu. Pourtant, ce n’est pas tant lui qui va s’adapter aux règles et aux pratiques de l’endroit que les personnes auxquelles il a affaire – les détenus comme la directrice de la prison –, qui vont finir par se plier à sa personnalité.

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