La gauche cherche sa place chez les anti-passe

Associations, syndicats et partis de gauche visent une initiative unitaire contre le passe sanitaire, mais redoublent de précautions face à un mouvement jugé « confusionniste ».

Erwan Manac'h  • 8 septembre 2021 abonné·es
La gauche cherche sa place chez les anti-passe
Passage de la manif anti-passe, le 4 septembre, nà Toulouse.
© Francois Laurens / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

À l’approche du neuvième samedi de mobilisation contre le passe sanitaire, les associations, syndicats et partis de gauche ne savent toujours pas quelle attitude adopter. Comment trouver sa place dans un mouvement social tenace sans se compromettre avec les groupes d’extrême droite qui s’y sont durablement incrustés ? Comment incarner une ligne antiautoritaire claire sans alimenter la défiance envers la vaccination et offrir des gages aux conspirationnistes ?

Ce casse-tête était à l’ordre du jour d’intenses négociations, depuis le 25 août, entre une quinzaine d’organisations de la gauche sociale et politique, parmi lesquelles figurent la CGT, la FSU, Solidaires, Attac, la LDH, La France insoumise (LFI) et le NPA (1). Le groupe a été constitué à l’initiative de Solidaires à partir des organisations signataires d’un appel à manifester le 12 juin pour les libertés publiques et contre l’extrême droite. Une manière d’inscrire d’emblée la convergence sur une ligne clairement antiraciste. Après deux semaines de discussions et malgré un accord sur le fond, les négociations ont cessé le 6 septembre sans avoir pu aboutir sur une date commune de mobilisation.

Cette tentative unitaire s’inscrit dans une suite logique des événements de l’été. Un premier consensus était apparu dès le 22 juillet à travers la publication d’une tribune réunissant plusieurs dizaines de cadres d’organisations de gauche en leur nom personnel, du NPA à Europe Écologie-Les Verts, en passant par la CGT,

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