Ces flics qui roulent des mécaniques sur Instagram

Sur Instagram, des « Brav-M » affichent leur goût pour la violence et les grosses motos, avec l’assentiment de leur hiérarchie.

Maxime Sirvins  • 6 octobre 2021 abonné·es
Ces flics qui roulent des mécaniques sur Instagram
© Maxime Reynié

Des milliers d’abonnés, des selfies en tenue de maintien de l’ordre, des vidéos de manifestations sur musique guerrière… Bienvenue chez les « influenceurs » des brigades de répression de l’action violente motorisées, les Brav-M. Souvent jeunes, ils allient parfaitement la passion pour leur travail et les codes des réseaux sociaux, qui leur permettent de renforcer la communication policière.

Les Brav-M sont les unités motocyclistes anticasseurs inaugurées en mars 2019. Elles ont pris le relais des détachements d’action rapide (DAR), créés au début du mouvement des gilets jaunes. Équipées de LBD et de diverses grenades, elles sont bien connues des manifestants, qui les craignent pour leurs violences offensives. Les policiers qui -composent ces unités ont si bien fait la preuve de leur efficacité que, fin 2020, la préfecture de Paris a créé une Brav-M permanente, la 24e compagnie d’intervention, dont de nombreux « influenceurs » font partie.

Depuis leur création, ces brigades sont énormément mises en avant dans la communication de la préfecture et du ministère de l’Intérieur, ainsi que dans de nombreux reportages et articles de presse. En louant l’efficacité de ces agents, la hiérarchie a pu redorer son blason après les échecs cuisants de maintien de l’ordre lors des premiers actes des gilets jaunes

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Un Palestinien privé de statut de réfugié après des accusations qui auraient été fournies par Israël
Enquête 1 avril 2026 abonné·es

Un Palestinien privé de statut de réfugié après des accusations qui auraient été fournies par Israël

Actuellement en détention provisoire, Ali s’est vu retirer son statut de réfugié en février 2025. Une procédure faisant suite à une note blanche de la DGSI transmise à l’Ofpra, et qui aurait été alimentée par les autorités israéliennes.
Par Pauline Migevant
« En Syrie et en Irak, les Français de Daech sont allés décharger une violence qu’ils avaient en eux »
Entretien 1 avril 2026

« En Syrie et en Irak, les Français de Daech sont allés décharger une violence qu’ils avaient en eux »

Jamais la propagande d’une organisation terroriste n’avait réussi à recruter aussi rapidement au sein de la jeunesse française. Xavier Renault, psychologue clinicien et expert judiciaire, se penche sur l’attrait exercé par l’État islamique.
Par Céline Martelet
Viols, tortures, séquestrations : l’autre face du djihad enfin révélée
Enquête 1 avril 2026 abonné·es

Viols, tortures, séquestrations : l’autre face du djihad enfin révélée

À l’instar de Peter Chérif, condamné à la réclusion à perpétuité pour son rôle dans l’attentat contre Charlie Hebdo, plusieurs figures du terrorisme français ont violé, agressé, humilié des femmes. La justice commence à s’emparer de ces affaires.
Par Céline Martelet
Justice : ces djihadistes français livrés à l’arbitraire
Enquête 1 avril 2026 abonné·es

Justice : ces djihadistes français livrés à l’arbitraire

En septembre dernier, quarante-six adultes et un enfant devenu majeur en détention ont été transférés des geôles kurdes syriennes vers une prison irakienne. Ils s’ajoutent aux treize ressortissants jugés en 2019 à Bagdad lors de procès expéditifs. Mort en détention, un autre ne sera jamais jugé. Enquête sur ces terroristes dont l’Élysée fait tout pour empêcher le rapatriement dans l’Hexagone.
Par Noé Pignède