COP 26 : l’illusoire mobilisation de la finance
Les engagements des acteurs financiers présentés à Glasgow se révèlent peu contraignants. Et la France ne montre pas l’exemple.
Article paru
dans l’hebdo N° 1679 Acheter ce numéro
dans l’hebdo N° 1679 Acheter ce numéro

© Christopher Furlong/GETTY/AFP
Voilà un montant qui en impose : 130 000 milliards de dollars. Et c’était bien l’objectif recherché par Mark Carney, lors de l’annonce des actifs représentés par les acteurs financiers qu’il a réussi à réunir dans la Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ), soit l’alliance des acteurs financiers pour l’atteinte de la neutralité carbone. Derrière cet acronyme imprononçable se trouve le groupement le plus tendance de la finance durable, et au passage un haut lieu du greenwashing.
Six alliances rassemblent désormais plus de 450 banques, assureurs, détenteurs et gestionnaires d’actifs, mais aussi des conseillers en investissements et fournisseurs de données. À chaque métier son alliance. Toutes sont fédérées par la GFANZ, pilotée par Mark Carney, l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, devenu le conseiller principal de la COP 26 sur la finance. Ces alliances ne sont intrinsèquement pas des mauvaises idées. La transition soulève de nombreux points d’interrogation et il est donc judicieux de mettre en commun les ressources de chacun pour travailler collectivement à l’établissement des méthodologies d’alignement des portefeuilles. Sauf que, au-delà même de tous les vices de forme à reprocher à la GFANZ, encore faut-il ne
Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
Pour aller plus loin…
Luttes environnementales • 29 mai 2026
« Refuser de se positionner publiquement, c’est se ranger du côté des pires destructeurs du vivant »
La militante écologiste Lucie Pinson, fondatrice de l’ONG Reclaim Finance et Prix Goldman pour l’environnement en 2020, lutte auprès des milieux financiers pour les forcer à abandonner les investissements polluants. Pour elle, « il n’y a pas de fatalité, on décide aujourd’hui du monde de demain ».
Par Martin Eteve
Entretien • 20 mai 2026
abonné·es
« Le béton ciment est un matériau pilier du système capitaliste »
Pour l’architecte et militante écologiste Léa Hobson, l’intersectionnalité des luttes est la seule voie pour s’opposer aux impacts majeurs de la bétonisation sur les populations, les espèces et la terre.
Par Vanina Delmas
Analyse • 20 mai 2026
abonné·es
Les mouvements citoyens ne lézardent pas face aux bétonneurs
Derrière de nombreux projets responsables de l’artificialisation des sols, il y a la filière du béton, puissante et omniprésente. Malgré les risques de répression, les citoyen·nes continuent de se mobiliser pour préserver les terres agricoles et naturelles.
Par Vanina Delmas
Reportage • 20 mai 2026
Le vent se lève contre les ravages écologiques des data centers
Un projet de construction du plus grand centre de données d’Europe, Campus IA, menace 70 hectares de terres agricoles à Fouju (Seine-et-Marne), une commune de 650 habitants. Comme ailleurs en France, des résistances citoyennes font face aux périls pour le vivant que représente l’arrivée de ces infrastructures.
Par Martin Eteve
Best of
Les plus partagés
1
Mairies RN : la guerre contre le monde du travail est déclarée, il faut faire front
2
Pont de Gênes : le cri de colère du grand-père d’une victime
3
C9M : face à la marche des fascistes, faisons nombre
4
« L’Union européenne et ses États membres rêvent de camps pour des dizaines de milliers de personnes »
Les plus récents
1
« Refuser de se positionner publiquement, c’est se ranger du côté des pires destructeurs du vivant »
2
« Les femmes parlent maintenant parce qu’elles étaient trop mortes avant »
3
Au Mozambique, TotalEnergies en fer de lance de l’extractivisme néocolonial
4
Parcoursup : le mal invisible qui ronge les couloirs du lycée