Israël-Palestine : une tragédie trop ordinaire

Depuis le 22 mars, des attentats palestiniens et la répression israélienne qui s’ensuit ont fait 14 morts.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Le scénario est toujours le même. Cela commence le plus souvent par des incidents sur l’esplanade des Mosquées de Jérusalem. Jets de pierres contre l’armée d’occupation qui riposte. La tension gagne Gaza, d’où des tirs de roquettes ciblent les villes proches, puis raids de l’aviation israélienne. C’est à ce scénario que nous assistons depuis plusieurs semaines, avec une aggravation depuis le début du ramadan. Bilan ? 250 blessés palestiniens sur l’esplanade. Et, à Gaza, fermeture du passage d’Erez, le seul qui permet aux journaliers palestiniens d’aller travailler en Israël. Un acte de répression sociale qui frappe quelque douze mille Palestiniens, aggravant le sort d’une population otage depuis quinze ans d’un blocus inhumain, et qui vit à 60 % sous le seuil de pauvreté.

Cette fois, le conflit a atteint Israël, comme cela se produit cycliquement. Depuis le 22 mars, des attentats palestiniens et la répression qui s’ensuit ont fait 14 morts, jusqu’à Tel-Aviv. Ce que la plupart des médias appellent généralement « l’engrenage de la violence ». Une formule paresseuse qui oublie le point de départ du conflit : une colonisation qui ne cesse d’empiéter sur le territoire palestinien de Cisjordanie, et une occupation militaire vécue comme une provocation de tous les instants. Israël et ses alliés occidentaux font toujours mine de croire que le conflit disparaîtra par magie sans que l’on s’attaque à la colonisation. Et sans qu’une solution, pourtant théoriquement simple, soit proposée aux Palestiniens dans le respect de leur aspiration à la souveraineté.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.