Au Liban, un tournant politique faible mais réel

Si les principaux blocs parlementaires devraient se maintenir, les législatives du 15 mai risquent de bouleverser les rapports de force. Pas suffisamment, toutefois, pour sortir de la crise.

De cette journée électorale tant attendue, il restera des images indélébiles. Particulièrement celles de commissions dépouillant les bulletins à la lumière des téléphones dans plusieurs bureaux de vote, coupure de courant oblige. Un symbole fort, dans ce pays confronté à une situation d’effondrement accéléré, et dont la population, en dépit d’une colère intarissable, ne s’est finalement mobilisée que très partiellement le 15 mai dernier.

En témoigne le taux d’abstention extrêmement élevé (près de 59 %). Un chiffre qui irrite aussi bien les partis politiques traditionnels que les indépendants, mais révélateur du sentiment d’impuissance animant de nombreux Libanais. Cette apathie était d’ailleurs redoutée par les grands leaders communautaires, inquiets de voir leur hégémonie remise en question par des forces du changement très remuantes. En conséquence, les dinosaures de la politique libanaise avaient mis le paquet : autour des bureaux de vote, leur base militante était mobilisée de manière spectaculaire, afin de convaincre – ou de persuader – les plus hésitants de ne pas se laisser aller à un vent nouveau.

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