Anatomie de la « panique woke »

Alex Mahoudeau analyse l’offensive réactionnaire contre les pensées antiraciste, décoloniale et féministe.

Plus un jour ou presque ne s’écoule en France sans que des idéologues réactionnaires ne lancent de nouvelles alarmes contre la « menace wokiste ». Dans le dense et vif essai, solidement documenté, qu’il consacre à cette « panique morale », le docteur en science politique Alex Mahoudeau retrace d’abord l’histoire de ce mot, woke (« éveillé »), apparu au XIXe siècle aux États-Unis, où il a longtemps constitué une invitation à prêter attention aux discriminations visant des minorités – avant d’être finalement, depuis le milieu des années 2010, « utilisé […] comme une façon de dénigrer la culture de gauche par la droite ».

De ce côté-ci de l’Atlantique aussi, cette dernière n’en finit plus de vitupérer contre les prétendus excès de l’antiracisme, du décolonialisme et du « néoféminisme », éléments constitutifs selon elle (et parmi d’autres) de ce qu’elle appelle donc le « wokisme » : on se rappelle que les ex-ministres macronistes Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal ont ainsi été, entre 2017 et 2022, à la pointe d’une croisade délirante contre les prétendus foyers de subversion que seraient devenues les universités françaises.

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