Chez les ultra-riches, « l’exploitation dorée » des domestiques

Dans Servir les riches, la sociologue Alizée Delpierre offre une plongée vertigineuse et immersive dans la réalité de celles et ceux qui travaillent au domicile des plus aisés.

On ne les voit pas. On ne les entend pas. On pensait la pratique d’un autre temps. Et pourtant ils sont encore plusieurs milliers, derrière les portes d’immenses villas, de châteaux et d’hôtels particuliers à travailler au service des plus riches de notre société : gouvernantes, majordomes, bonnes à tout faire, nannies

Dans Servir les riches, la sociologue Alizée Delpierre (voir photo) ouvre les portes de ces résidences que l’on admire souvent de la rue pour nous dévoiler le quotidien de ces travailleurs – majoritairement des travailleuses – qui répondent à tous les désirs des plus aisés, aristocrates historiques ou nouveaux riches, banquiers d’affaires ou traders.

Et la visite de ce monde est vertigineuse tant le matériau récolté par l’auteure est important : près d’un an et demi d’observation participante en tant que nanny et aide-cuisinière chez deux familles fortunées, des entretiens avec 123 grandes fortunes et 86 domestiques de différentes professions, de la gouvernante à la bonne à tout faire en passant par le cuisinier.

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