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Publié le 26 juillet 2011

Exclusif: 40 sangliers bretons de Saint-Brieuc se suicident aux algues vertes pour emmerder Sarkozy et les promoteurs de l'agro-industrie

*Rappel historique: à la fin des années 70, le signataire de cet article a "piqué" un gros rapport sur les nitrates en Bretagne. Quelques mois plus tard un "plan d'urgence" a été annoncé. Et la quantité de nitrate dans les terres, dans les rivières et dans les nappes phréatiques a continué d'augmenter. Au cause des élevages de volaille pour "monsieur Doux", à cause des élevages de porcs hors sol pour faire du faux jambon "de Bayonne" ou "d'Auvergne" que dénonçait déjà le paysan-travailleur Bernard Lambert, et aussi à cause de la culture des primeurs. Tout l'argent européen destiné a régler ce problème a été détourné pour, en fait, agrandir les élevages. Au point que Bruxelles s'est fâché et a réclamé le remboursement tout en promettant des amendes.
Les quantités de nitrate ont continué d'augmenter alors que, hélas, le nombre des agriculteurs a diminué...
Il y a des "bio" en Bretagne mais il faut aussi penser à tous les autres agriculteurs qui ne sont plus, et plus que jamais, comme le dénonçait Bernard Lambert, des OS sur une chaîne de production agricole industrielle qui transforme des porcelets en gros cochons pollueurs et maintenus en vie à coups de médicaments (anti-stress, toni-cardiaques, antibiotiques et anti-inflammatoires...)

L’association des sangliers français et bretons tient à faire savoir au président de la République qui a expliqué le 7 juillet dernier lors d’un déplacement sur la presqu’île de Crozon que les algues vertes ne constituait pas un problème en Bretagne et qu’il suffisait de les ramasser, qu’elle tenait l’Etat pour responsable de la mort de 40 (bilan provisoire) de ses membres dans la baie de Saint Brieuc au cours des derniers jours. Le président, grand ami des pollueurs de la FNSEA, avait ajouté au cours de ce mémorable déplacement qui n’avait mobilisé que 700 membres des forces de l’ordre, que les éleveurs hors sol de leurs cousins à côtelettes et à jambon de Bayonne ou d’Auvergne ne devaient en aucun cas être tenus pour coupables de l’accumulation des algues vertes sur les plages bretonnes. La soi-disant pollution se développant à l’insu du plein gré des agriculteurs et de l’Etat. Des algues vertes dont 60 000 mètres cubes ont déjà été ramassés en Bretagne par les municipalités depuis le début de l’année. Un rien, une broutille, une probable et malheureuse conséquence de la pluie qui a succédé au temps chaud. Situation exceptionnelle en Bretagne.

Le préfet des Cotes d’Armor qui tient à son job et ne veut pas se fâcher avec les caciques de la FNSEA, a d'abord déclaré très sérieusement qu’il ne privilégiait aucune hypothèse pour expliquer le décès des animaux trouvés morts sur les plages jonchés d’algues. Evidemment, ensuite, pas de chance, les analyses ont montré que 90 % des sangliers autopsiés avaient de l'hydrogène sulfuré dans les poumons; mais il parait que " cela ne prouve pas grand chose ". Ah bon ? Le H2S ne serait donc qu' composé vivifiant, comme l'iode, par exemple? Sans doute puisque le " *serviteur" ( sous Louis XIV on disait porte-coton...) de la République a décidé qu"il n'y aurait pas d'autres analyses. Il a raison le mec, on va quand même pas se mettre la rate au courtbouillon pour des sangliers, ça ferait fuir le touriste et fâcherait les industriels de la charcuterie.

D'ailleurs Il semblerait, que le noble représentant de la République penche de plus en plus pour une épidémie de suicides. Les sangliers, les mâles, les femelles et les marcassins étant probablement tous stressés par l’approche de la date de l’ouverture de la chasse. Le préfet est fermement décidé à interdire les accès de la plage aux sangliers : des chasseurs seront judicieusement disposés sur les chemins conduisant à la mer. Ce qui permettra aux estivants et aux habitants d’aller tranquillement se vautrer dans les algues qui participent à la thalassothérapie maritime dont les vacanciers sont tous friands. Il est évidemment regrettable que quelques mauvais coucheurs n’aient pas compris les bienfaits des bains d’algues bretonnes. D’autant plus que leur couleur est le vivant symbole de l’écologie.

Eaux et Rivières de Bretagne, une de ces associations qui transforment le moindre incident en drame breton et national, ne manquera pas de mettre en cause, comme d’habitude, la responsabilité de l’Etat et des élus locaux qui engloutissent depuis des années les subventions de l’Union européenne versées dans le puits sans fond des soi-disant pollueurs bretons. Que des têtes de menhirs !

La campagne électorale de 2007 avait mis en scène un Sarkozy "écolo", celle de 2012 commence sous le signe du déni écologique comme si bien expliqué par le buveur d'eau national au salon de l'agriculture: tous des intégristes!


*Rappel historique: à la fin des années 70, le signataire de cet article a "piqué" un gros rapport sur les nitrates en Bretagne. Quelques mois plus tard un "plan d'urgence" a été annoncé. Et la quantité de nitrate dans les terres, dans les rivières et dans les nappes phréatiques a continué d'augmenter. Au cause des élevages de volaille pour "monsieur Doux", à cause des élevages de porcs hors sol pour faire du faux jambon "de Bayonne" ou "d'Auvergne" que dénonçait déjà le paysan-travailleur Bernard Lambert, et aussi à cause de la culture des primeurs. Tout l'argent européen destiné a régler ce problème a été détourné pour, en fait, agrandir les élevages. Au point que Bruxelles s'est fâché et a réclamé le remboursement tout en promettant des amendes.
Les quantités de nitrate ont continué d'augmenter alors que, hélas, le nombre des agriculteurs a diminué...
Il y a des "bio" en Bretagne mais il faut aussi penser à tous les autres agriculteurs qui ne sont plus, et plus que jamais, comme le dénonçait Bernard Lambert, des OS sur une chaîne de production agricole industrielle qui transforme des porcelets en gros cochons pollueurs et maintenus en vie à coups de médicaments (anti-stress, toni-cardiaques, antibiotiques et anti-inflammatoires...)

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