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Publié le 16 mars 2012

L'écologie et la pollution sur l'Ile de France, les candidats présidentiels s'en foutent

J’ai beau scruter les médias écrits, radio et télévisés, je ne lis ni n’entend les candidats à la présidentielle et leurs états major disserter sur les menaces écologiques ni sur la pollution qui règne sur l’Ile de France et d’autres villes. Ni proposer des solutions pourtant de plus en plus urgentes. Les écolosceptiques sont en train de gagner la partie après quelques années de pressions et de fausses informations.

La biodiversité, les énergies renouvelables, la nécessité de changer d’agriculture, la protection des espèces et des espaces, le mitage et l’artificialisation du territoire, le dérèglement et la réchauffement du climat, le économies d’énergie, les risques du nucléaire, la lente montée des mers, la désertification au sud de l’Espagne, la fameuse trame verte promise par le Grenelle de l’environnement on disparu des radars présidentiels. Que l’ours continue de disparaître, que le loup soit pourchassé grâce à des décrets scélérats, que les rivières se réchauffent et soient de plus en plus polluées, que les nappes phréatiques contiennent de plus en plus d’éléments polluants, qu’un quart des oiseaux de l’Ile de France soient en voir de disparition, que les élus continuent à abattre des arbre le long des routes pour qu’ils ne sautent plus au milieu des chaussée pour heurter les voitures, que les mêmes élus continuent à construire des ronds points et à réclamer des autoroutes, que la voiture soit toujours l’objet des mêmes soins et des mêmes fantasmes, ne préoccupent pas beaucoup les candidats ne suscitent plus guère d’émotion et de préoccupations électorales.

La transition écologique vers une société plus respectueuse de la nature, de l’environnement et de la santé des Français peut attendre. Et de toutes façons, la réparation des dégats rapportera plus de profits que la prévention aux entreprises qui affirment se consacrer au développement dit durable, le développement qui dure, dure et dure...

Dans un communiqué, Denis Baupin a fort justement rappelé vendredi, que la pollution automobile est de plus en plus forte en Ile de France, que jeudi « le seuil d’alerte » a même été dépassé ; sans que les autorités préfectorales s’émeuvent le moins du monde. Elles se contentent d’un vague conseil de « modérer la vitesse » sans que les automobilistes daignent lever le pied sur le périphérique et les autoroutes franciliennes et de demander aux enfants et aux personnes âgées ou fragiles de ne pas (trop) sortir de leurs domiciles. La pollution, comme l’écologie tout le monde s’en fout. Toutes les inquiétudes sont remisées dans le placard de l’égoïsme.

Il est vrai que la candidate des Verts est inaudible et n’a pas su se retirer à temps pour laisser la place à quelqu’un de plus crédible ou capable d’expliquer les dossiers et que la France ne dispose plus depuis un mois, de ministre de l’écologie. Elle a préféré se mettre au service servile de Nicolas Sarkozy pour distiller plusieurs fois par jour des communiqués fielleux et mensongers sur les concurrents de son patron.


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