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Publié le 23 novembre 2012

Le Qatar, champion du monde de l'émission de gaz à effet de serre, accueille la conférence mondiale sur le climat...

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La 18 éme conférence sur le climat commence lundi au Qatar. Deux millions d’habitants dont 15 % sont des Qataris, les autres étant des Pakistanais, des Indiens, des Sri Lankais, des Philippins et des Chinois qui font fonctionner le pays, notamment le bâtiment et les services, au profit des premiers. Autrefois, c’est à dire il y a une vingtaine d’années, ce pays de 11 000 kilomètres carrés (un tiers de la superficie de la Belgique) bordé par le Golfe persique, vivait de la pêche, des perles et de l’élevage ou du commerce des dromadaires.

Si sa capitale Doha, dépasse le million d’habitants, c’est que le Qatar vit désormais de pétrole et surtout d’un gaz dont il possèderait des réserves pour une soixantaine d’années. Ce qui lui permet, entre autre, d’offrir de l’essence à 15 centimes d’euros aux gros véhicules qui congestionnent la ville en dépit de plusieurs autoroutes qui encerclent la capitale et longent une corniche de bord de mer de sept kilomètres. Les hydrocarbures représentent 75 % des recettes du budget. Lequel est notamment complété par la redevance versée pour le maintien d’une énorme base militaire américaine. Ce qui peut expliquer que Doha soit une ville hyper surveillée par la police et des caméras automatiques.

En dehors de la capitale que Politis fera découvrir en même temps que la chronique de la conférence du climat, c’est le désert...

Il est permis de se demander pourquoi les Nations Unies ont choisi de faire une escale climatique dans un pays qui s’offre le plus fort rejet du monde par habitant en gaz carbonique à effet de serre, soit trois plus que les Etats Unis.

La réponse est probablement la même que celle qui a incité la Fédération Internationale de Football à y organiser la coupe mondiale de foot en 2020, ce qui n’a pas empêché le pays à se porter candidat à l’organisation des Jeux olympiques de l’année 2020 : le Qatar est riche, très riche même. Ce qui lui permet notamment de s’offrir le PSG, des immeubles et des hôtels à Paris et de financer la première chaîne de télévision d’information en continue du monde arabe, Al Jazeera créée en 1998 et disposant d’environ 40 millions de téléspectateurs dans le monde.

Bienvenue dans une capitale à l’urbanisme fou et parfois superbe, mais qui n’a rien pour inciter à la sagesse les 193 pays qui assurent, sans illusion, vouloir participer à lutte contre le dérèglement climatique...


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