Politis

Abonnez-vous à Politis

Soutenez la presse indépendante et découvrez les offres de notre kiosque. A partir de 8€/mois. :

Politis Web illimité

8 par mois Offre liberté
  • Accès Web illimité fixe et mobile
  • Politis en PressView (liseuse)
  • L’application mobile sur AppStore et GooglePlay
  • Accès aux archives (32 000 articles)
Choisir cette offre

Tout Politis

Votre hebdo, partout, tout le temps.

11 par mois Offre tout politis
Abonnement Tout Politis
  • Abonnement papier en toute liberté, chaque semaine votre hebdo et deux fois par an, un hors série. En prélèvement automatique à durée libre.
  • Politis web illimité (accès web + archives + liseuse + applis mobiles) offert !
  • Un DVD sélectionné par la rédaction offert !
Je m'abonne

Les autres offres

Offre découverte, administrations, offre solidaire, anciens numéros, réabonnement…

blog /

Publié le 29 novembre 2015
A Paris, une chaîne humaine bon enfant et une manifestation tendue

A Paris, une chaîne humaine bon enfant et une manifestation tendue

Dans la capitale sous état d'urgence, la chaîne humaine formée dans une ambiance festive, à l'appel des organisations de lutte pour le climat, a été suivie d'une manifestation tendue avec des interpellations.

Les arrêtés d’interdiction de manifester n’ont pas découragé les franciliens à manifester à Paris où les organisations de lutte pour le climat avaient appelé à constituer une chaîne humaine géante entre 12h et 13h sur le boulevard Voltaire entre la place de la République et la Nation pour contourner l'état d'urgence, à la veille de l’ouverture de la conférence des Nations unies pour le climat.

11h40: La chaîne humaine se forme sur les trottoirs sans bloquer les intersections. «Nous sommes totalement non-violents», expliquent les manifestants près de la Place de la République.
Photo Erwan Manach/Politis

11h45: Marina, militante landaise d'Alternatiba, explique pourquoi elle tenait à manifester malgré le contexte sécuritaire et l'état d'urgence.

« Si nous n’agissons pas maintenant, ce sera foutu pour les générations futures »


Illustration - A Paris, une chaîne humaine bon enfant et une manifestation tendue

12h15: Il y a de plus en plus de monde en marche à la recherche d'une place dans la file. L'ambiance est festive.
Photo Erwan Manach/Politis

12h30: Beaucoup de monde à la chaîne humaine. La dispersion est demandée, en respect des règles établies à l'avance.
Photo Erwan Manach/Politis

12h55: Manif statique place de la République. Les chaussures d'Avaaz sont en cours de rangement.
Photo Erwan Manach/Politis

13h35: Des manifestants, brandissant des drapeaux d'Alternative libertaire, scandent, place de la République: «Etat d'urgence, Etat policier, on nous enlèvera pas le droit de manifester»


13h40: Alternative libertaire en tête, une manif commence autour de la place de la République, bouclée par la police.
Photo Erwan Manach/Politis

13h50: Le cortège qui s'est avancé avenue de la République, se heurte à un barrage de police. Plusieurs manifestants cagoulés sont gazés. Il y a des milliers de personnes sur la place de la République.
Photo Erwan Manach/Politis

13h55: Premiers bruits de tirs ou pétards entendus avenue de la République. Notre reporter Erwan Manac'h filme en direct sur Periscope. Les manifestants crient: «Liberté, liberté.» Les non-violents n'arrivent pas à faire asseoir la foule, la police fait usage de ses gazeuses.

Les forces de l'ordre «nettoient la place»

Toutefois, selon des renseignements obtenus par notre journaliste Patrick Piro auprès de fonctionnaires de la RATP, les CRS vont charger pour «nettoyer la place» . Des couloirs de service du métro sont ouverts pour évacuer plus facilement les gens, au cas où.

14h37: La police investit une partie de la place (courte video sur Periscope)

14h44: La place de la République est inondée de gaz lacrymogènes, alors que plusieurs milliers de personnes sont encore présentes. Parmi les gazés les sûrement très dangereux membres de l'équipe de Là-bas si j'y suis, Frédéric Lordon et Eric Fasssin.


14h50: La tension monte d'un cran. Tous les manifestants modérés partent.
Photo Erwan Manach/Politis

15h00: Le métro a été coupé et les gens évacuent un par un en passant les barrages de police, pendant que les affrontements continuent, installant le face-à-face. Déjà au moins une interpellation.


Fait nouveau: la préfecture de Police tweete en direct sa version des faits


15h10: L'étau se resserre. Une partie des membres du black bloc enlèvent leurs vêtements et tentent de les incendier pour éviter d'être identifiés.
Photo Erwan Manach/Politis

15h15: Et la manif redevient (presque) sympathique.


15h35: Des interpellations commencent dans des petits groupes encerclés. Ça se tend, alors qu'il n'y a plus de jets de projectiles.


À l'opposé du point où les affrontements ont eu lieu, un cortège pacifique à été encerclé. Les CRS procèdent à des interpellations systématiques.


16h10: Un cortège de 100 à 200 personnes, éloignés de la zone d'affrontement, est en cours d'interpellation. Des manifestants protestent aux cris de «liberté, liberté» ...

17h05: Un second cercle d'au moins 150 personnes est en cours d'interpellation à l'entrée du boulevard Magenta et un autre au début de la rue du Faubourg du Temple. Ils scandent: «On est séquestrés, appelez la police.»

Sur la place occupée par des gendarmes mobiles, la foule habituelle reprend place sous la statue.
Photo Erwan Manach/Politis

Dans la nasse: les deux porte-parole du NPA

17h43: Le NPA, annonce dans un communiqué que Christine Poupin et Olivier Besancenot, ses porte-parole, sont au nombre «des centaines de manifestants contre la COP 21 actuellement encerclés et arrêtés en masse par les policiers place de la République» , avec plusieurs dizaines d'autres militants du NPA, d'AL et d'Ensemble. «Ces arrestations sont la preuve que ce n'est pas contre le terrorisme de Daesh que les mesures d'exception entraînées par l'état d'urgence s'appliquent mais contre toutes celles et ceux qui exercent la plus fondamentale des libertés: celle de manifester» , poursuit le communiqué qui dénonce «l'état policier» et «réclame la liberté pour tous les manifestants arrêtés à Paris» .

19h: Quand nous avons quitté la place de la République, aux alentours de 19h, deux groupes de plusieurs dizaines de personnes étaient toujours encerclés sur la place de la République, au début des rues Léon Jouhaux et du Faubourg du Temple. Les interpellations s'étaient interrompues, tandis que quelques dizaines de personnes étaient réunies dans le calme aux abords de la place, entièrement barrée par les forces de l'ordre.

19h20: Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonce un chiffre de 208 interpellations dont 174 gardes à vue. «La fermeté sera totale» , a prévenu Bernard Cazeneuve.

19h45 : «Presque tout le monde a été relâché à République après une palpation mais pas de contrôle d’identité. Quelques personnes ont quand même été triées et embarquées», indique le site des anti-COP21.

Plus d'information dans les heures à venir.


Direct réalisé par nos journalistes sur place: Erwan Manac'h et Patrick Piro.

Haut de page

Voir aussi

Articles récents