Oui au protectionnisme

Christophe Ramaux  • 1 février 2007 abonné·es

Le protectionnisme est tabou pour une partie de la gauche non libérale [^2]. Les bonnes raisons ne manquent pas. Il peut verser dans le nationalisme. Il peut accréditer l'idée que la contrainte extérieure explique tout ­ l'austérité salariale, le démantèlement des droits sociaux ­ et il peut désarmer en laissant entendre qu'aucune autre politique ne serait, en l'attendant, possible. Il passerait outre le fait que ce sont les firmes multinationales qui organisent les choix de localisation de leurs investissements (dont les délocalisations au sens strict ne sont qu'une infime partie) ou de leurs achats (sous-traitance, etc.). Enfin, il empêcherait le développement des pays moins développés en leur interdisant l'accès aux innovations

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