Prendre la mesure de la diversité

Le débat sur les statistiques ethniques divise les partisans d’une égalité républicaine de principe et ceux qui réclament des outils pour défendre une égalité effective entre les citoyens.

Ingrid Merckx  • 29 mars 2007 abonné·es

Si l'on s'en tient aux statistiques, il n'y a pas en France de Noirs, d'Arabes ou d'Asiatiques... Uniquement des citoyens égaux dans une République indivisible qui les reconnaît tous, sans distinction « d'origine, de race ou de religion ». Cette belle idée a fait son temps. L'égalité décrétée ne parvient pas à protéger certains citoyens de discriminations liées à leurs origines, notamment en ce qui concerne l'embauche et l'accès au logement. Mais comment les mettre en évidence ? La Loi informatique et liberté de 1978, remaniée en 2004, pose le principe général de l'interdiction de la « collecte de données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques » . Exceptionnellement, l'appareil législatif permet de renseigner sur le pays de naissance et la nationalité des parents. Qu'en est-il au-delà de deux générations ? Tant qu'il n'y a pas reconnaissance de l'origine, il ne peut y avoir reconnaissance de discriminations liées à cette origine. À minorités invisibles, souffrances invisibles. Pour mettre en place des politiques de lutte contre les discriminations, il faut pouvoir les mesurer. C'est la raison pour laquelle des chercheurs, des associations et des politiques prennent actuellement position en faveur des statistiques

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

Mobilisation lycéenne : à Assas, un blocus et des étudiants divisés sur la loi « casseur-payeur »
Reportage • 8 octobre 2026

Mobilisation lycéenne : à Assas, un blocus et des étudiants divisés sur la loi « casseur-payeur »

Pour la première fois depuis le début du mouvement dans les lycées, l’université parisienne Panthéon-Assas a été bloquée. Parmi les étudiants en droit de la faculté historiquement marquée à droite, les débats ne manquent pas, dont le futur projet de loi du gouvernement.
Par William Jean
À Lille, les étudiants en journalisme questionnent le traitement des mobilisations lycéennes 
Médias • 7 octobre 2026 abonné·es

À Lille, les étudiants en journalisme questionnent le traitement des mobilisations lycéennes 

Ce mercredi 7 octobre, des poubelles bloquent l’entrée de l’École supérieure de journalisme de Lille. En assemblée générale, les étudiant.es s’interrogent et alertent notamment sur le traitement médiatique du mouvement lycéen.
Par Louis Witter
Lycéen·nes : « Il ne faut pas juste qu’on se fasse entendre, il faut qu’on soit écouté·es ! » 
Reportage • 7 octobre 2026 abonné·es

Lycéen·nes : « Il ne faut pas juste qu’on se fasse entendre, il faut qu’on soit écouté·es ! » 

La colère lycéenne a vite gagné toutes les régions et notamment les établissements situés en zone rurale. À Alençon, dans l’Orne, les lycéen·es se sont organisés pour tenir.
Par Céline Martelet et Paul-Elyes Hecham
Face aux lycéens, une chaîne pénale au service du maintien de l’ordre
Enquête • 7 octobre 2026 libéré

Face aux lycéens, une chaîne pénale au service du maintien de l’ordre

Entre le 28 septembre et le 5 octobre, plus de 5 000 personnes ont été placées en garde à vue. Parmi elles, 85 % de mineurs. Une répression inédite faisant suite à des consignes ministérielles.
Par Pauline Migevant et Céline Martelet