Ces parents qui refusent la chasse à l’enfant
La mobilisation des parents d’élèves au sein du Réseau éducation sans frontières prend de l’ampleur. Face à l’augmentation des arrestations de sans-papiers, ils incarnent un nouveau mode d’engagement.
dans l’hebdo N° 948 Acheter ce numéro
« Et vous, papa, maman, qu'avez-vous fait pendant la guerre ? » À cette question s'en ajoute une autre, plus contemporaine : « Et vous, papa, maman, que faites-vous quand on arrête, devant nous, devant l'école, les parents sans papiers de nos camarades de classe ? » Les parents d'élèves sont de plus en plus nombreux à s'opposer, physiquement même, aux arrestations qui se multiplient sous leurs yeux et ceux de leurs enfants, comme l'a montré l'affaire de l'école Rampal, dans le XIXe arrondissement de Paris, le 23 mars. Témoins directs, ils sont, avec la communauté scolaire, parmi les premiers à réagir.
« Les parents d'élèves s'intéressent à ce qui se passe à l'école, mais aussi devant, fait remarquer Jean-Jacques Hazan, membre du bureau national de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Ce n'est pas notre engagement qui est nouveau, ce sont les rafles ! La mobilisation s'accroît à mesure qu'elles augmentent. Avec une aggravation certaine depuis juillet 2006. » Les politiques répressives à l'égard des migrants, ces dernières années, ont fait émerger une nouvelle forme de militance. Se situant d'abord dans le cadre d'une action citoyenne, les parents d'élèves se retrouvent rapidement en situation de
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