Violences...... et solidarité

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Seize Kurdes de Turquie étaient en grève de la faim depuis 29 jours à Montpellier. Sans papiers et travaillant au noir en France depuis plus de dix ans pour certains, ils réclamaient « une régularisation à titre humanitaire et un droit de travail » . Mais le 30 mars au soir, la police a fait évacuer de force, et dans une grande violence selon un membre du comité de soutien, le local où ils se trouvaient. Les grévistes ont été emmenés à l'hôpital, et les habitants du quartier, choqués, ont décidé de manifester le lendemain. Ils étaient près de 400 dans les rues le 31 mars.

Le même jour, plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans la capitale pour demander l'arrêt des rafles et du harcèlement policier frappant les sans-papiers. La veille, plusieurs centaines d'enseignants du primaire en grève à Paris avaient protesté contre l'arrestation musclée d'un sans-papiers devant l'école Rampal le 20 mars, et la garde à vue de la directrice de l'établissement. Ils se sont rendus jusqu'au ministère de l'Éducation pour dénoncer la passivité du ministre. Le 1er avril, Gilles de Robien a annoncé qu'il ralliait le camp de Nicolas Sarkozy. On l'avait deviné...


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.