Yves Salesse : « L’unité est une perspective indispensable »

Pour le porte-parole de la campagne de José Bové, le vote utile et la division des forces de transformation sociale expliquent les mauvais résultats de la gauche. Il appelle, néanmoins, à la poursuite d’initiatives unitaires pour les législatives.

Michel Soudais  • 26 avril 2007 abonné·es

Les résultats de la gauche, et singulièrement de sa composante antilibérale, ne sont pas bons. Quelles sont les raisons de cette contre-performance ?

Yves Salesse : Globalement, la totalité des voix de gauche recueillies par des candidats de gauche est extrêmement faible. Nous sommes confrontés à une droite à l'offensive incarnée par Nicolas Sarkozy, candidat du grand patronat avec des qualités de mystificateur. Il a réussi à faire croire à une partie des couches populaires qu'il s'intéressait à leurs problèmes et qu'il était capable de les résoudre. La première tâche évidente consiste donc à poursuivre le travail d'explication sur la réalité de la candidature Sarkozy, de son projet, de son programme, de façon à tout faire pour le battre.

D'autre part, le PS a mis en route une machine redoutable. Les résultats témoignent d'un désarroi général, y compris à gauche. Le programme présidentiel de Ségolène Royal n'est pas à la hauteur des exigences de la situation et donc ne permet pas d'apporter une réponse claire aux problèmes auxquels les gens sont confrontés. Le PS a essayé de combler ce manque de hauteur en jouant de la machine de guerre du vote utile. Cela a marché. Mais le vote utile a eu une dynamique qui a dépassé Ségolène Royal. Le raisonnement qui a consisté à convaincre tout le monde de voter pour elle a conduit à un vote massif

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Politique
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