« La propriété n’est pas synonyme de mieux-vivre »

Délégué général de la Fondation Abbé-Pierre et directeur de la publication d’un rapport alarmant sur le mal-logement, Patrick Doutreligne décode le rêve présidentiel d’une « France de propriétaires ».

Ingrid Merckx  • 24 mai 2007 abonné·es

Nicolas Sarkozy entend faire de la France « un pays de propriétaires ». Comment recevez-vous ces propos à l'heure d'une crise du logement « sans précédent », pour reprendre les mots de l'Abbé Pierre ?

Patrick Doutreligne : L'accession à la propriété, telle qu'elle est définie actuellement, cible essentiellement les classes moyennes supérieures et les classes aisées, et ne résout en rien la crise du logement. En outre, elle a déjà été relancée ces dernières années par la baisse des taux d'intérêt pour les prêts immobiliers ; le fait que des gens investissent dans l'immobilier pour compenser la fragilité de leurs retraites ; et les tarifs du locatif, tellement élevés que certains ménages s'orientent vers la propriété par défaut.

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Société
Temps de lecture : 6 minutes