Pour une opération vérité

Denis Sieffert  • 17 mai 2007 abonné·es

On connaît la formule du cardinal de Retz : « Nommer un ministre, c'est faire dix envieux et un ingrat. » Nicolas Sarkozy en vérifie sans doute la justesse ces jours-ci. Il paraît même que la grogne (l'envie ?) gagne son plus proche entourage. Il est vrai que le nouveau président de la République s'est créé un certain nombre de contraintes qui ressemblent à la quadrature du cercle : quinze ministres et pas un de plus, parité hommes-femmes (ce qui avec un nombre impair est déjà une gageure !), des centristes, des socialistes, des vrais durs, des faux mous, des fidèles et même des ennemis potentiels dont il faut réduire le pouvoir de nuisance... La mixture est indigeste. Mais, dans cet exercice, c'est aussi un autoportrait que le

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes