Un vulgaire traité

Denis Sieffert  • 28 juin 2007 abonné·es

Après tout, ce n'est qu'un traité ! S'il fallait ne trouver qu'une vertu, une seule, au Conseil européen de Bruxelles qui s'est achevé samedi par un accord parsemé d'exceptions, de dérogations et d'accommodements en tout genre, ce serait celle-ci. Nos chefs d'États et de gouvernements ont renoncé, au moins pour quelques années, à nous faire avaler une constitution. Ils n'ont pas suivi Valéry Giscard d'Estaing et quelques autres, qui, au lendemain de la victoire du « non » au référendum de mai 2005, promettaient aux peuples indociles ­ en l'occurrence, français et néerlandais ­ de les faire voter autant de fois qu'il faudrait, jusqu'à ce que « oui » s'ensuive. Sommes-nous trop formalistes ? Peut-être, mais nous préférons lire

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes