Comment sortir de l’urgence ?
Le plan de réforme du dispositif d’aide aux sans-abri lancé l’hiver dernier
ne donne pas, pour l’heure, de résultats concluants. En cause : le manque de moyens, la réduction du nombre de places et l’absence de vision à long terme.

Cet hiver, ils avaient fait grand bruit, serrés en rangs d'oignons sous les tentes détrempées du canal Saint-Martin, à Paris. Et si les Enfants de Don Quichotte et leur porte-parole Augustin Legrand font aujourd'hui beaucoup moins parler d'eux -la plupart sont relogés-, le séisme médiatique provoqué par leur mobilisation n'est pas resté sans effet. À la suite de la loi sur le droit au logement opposable, adoptée le 5 mars 2007, les pouvoirs publics ont annoncé, le 8 janvier, un vaste Plan d'action renforcé pour les personnes sans abri (Parsa). Une initiative plus que nécessaire, tant les conditions d'accueil et de suivi des populations les plus fragiles sont aujourd'hui chaotiques.
Ce plan prévoit notamment l'extension des horaires des centres d'hébergement d'urgence pour un accueil de 17 h à 9 h du matin et 24 h/24 les week-ends, la transformation de places d'hébergement d'urgence en « places de stabilisation » ou de centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), et l'accélération du programme de création de maisons-relais. Le coût de l'ensemble de ces mesures est estimé à 70 millions d'euros.
Des tentes pour les sans-abri installées par les Enfants de Don Quichotte à Nice, en avril 2007. HACHE/AFP
Pour mesurer l'effet des premières actions menées, la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion (Fnars) www.fnars.org a lancé une vaste enquête. L'objectif étant, sur la
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