Le sondé, espèce volatile
Ceux qui sont influencés par les sondages sont surtout ceux qui les font, assure Patrick Lehingue, professeur de science politique à Amiens, dans un essai récent.
dans l’hebdo N° 960 Acheter ce numéro
Les sondages influencent d’abord ceux qui s’en servent. Telle est l’une des thèses soutenues par le politologue Patrick Lehingue dans un essai paru avant les dernières élections [^2]. Pour expliquer une décision électorale tardive et le bouleversement des tendances, note-t-il, les sondeurs accusent la « volatilité » des électeurs. Celle-ci serait la conséquence de l’émergence d’un nouvel électeur, plus mobile et plus rationnel. Les instituts de sondage ont ainsi recours au concept libéral de l’individu égoïste et stratège, décidant de son vote de manière ludique. Le résultat d’une élection
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