Le sondé, espèce volatile

Ceux qui sont influencés par les sondages sont surtout ceux qui les font, assure Patrick Lehingue, professeur de science politique à Amiens, dans un essai récent.

Jean-Baptiste Quiot  • 12 juillet 2007 abonné·es

Les sondages influencent d’abord ceux qui s’en servent. Telle est l’une des thèses soutenues par le politologue Patrick Lehingue dans un essai paru avant les dernières élections [^2]. Pour expliquer une décision électorale tardive et le bouleversement des tendances, note-t-il, les sondeurs accusent la « volatilité » des électeurs. Celle-ci serait la conséquence de l’émergence d’un nouvel électeur, plus mobile et plus rationnel. Les instituts de sondage ont ainsi recours au concept libéral de l’individu égoïste et stratège, décidant de son vote de manière ludique. Le résultat d’une élection

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 3 minutes

Pour aller plus loin…