« Il y a des limites à ne pas franchir »

Secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri fait
le point sur
les différents litiges qui soulèvent
le monde de l’éducation
en cette veille de rentrée.
La question de la suppression des postes
se faisant emblématique de la réduction de l’offre scolaire d’État.

Ingrid Merckx  • 30 août 2007 abonné·es

Mi-juillet, François Fillon et Xavier Bertrand ont lancé l'idée d'élargir la loi sur le service minimum dans les transports à d'autres secteurs, comme l'école. Comment concilier respect du droit de grève et continuité du service public dans l'éducation~?

Gérard Aschieri~: Tout dépend de ce qu'on appelle continuité du service public. Tel que cela a été présenté, notamment par le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, cela entre en contradiction avec le droit de grève. Ce qui est, pour nous, une limite à ne pas franchir. S'il s'agit d'assurer l'accueil des élèves dans les établissements les jours de grève, voilà comment les choses se passent aujourd'hui~: dans les lycées et les collèges, l'accueil est assuré. Dans les écoles, l'accueil est assuré lorsqu'il y a suffisamment de non-grévistes. Quand ce n'est pas le cas, elles doivent fermer leurs portes. Mais les maires ont la possibilité de mettre alors en place un système d'accueil. Or, une majorité d'entre eux ne le font pas. Plutôt que de parler de service minimum, la première chose à faire serait donc d'entamer une réflexion avec les maires,

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Société
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