Du travail pour qui au travail pour quoi

Croissance ou décroissance, anticapitalisme ou antilibéralisme, nature du service public : nous publions cette semaine quatre nouvelles contributions sur « ces questions qui fâchent à gauche ». Celles-ci sont à consulter dans notre rubrique Idées et sur le site de la revue Mouvements.

Jean-Marie Harribey  • 4 octobre 2007 abonné·es

Parmi les raisons qui ont conduit à la défaite électorale de la gauche aux élections du printemps dernier, il en est une qui devrait retenir particulièrement l'attention : la place accordée au travail, car elle est au coeur de l'adhésion des classes populaires à un projet politique. La gauche, en panne de théorie et aussi de propositions concrètes sur ce sujet, a laissé le champ libre à la droite, d'une part pour substituer l'idéologie du mérite à la solidarité, et d'autre part pour faire de l'augmentation du temps de travail l'unique moyen d'augmenter le salaire [^2]. Il ne sera pas possible de reconquérir le terrain perdu sur le plan des idées et des propositions sans revenir aux fondamentaux de la critique du rapport salarial et sans relier ensuite celle-ci aux enjeux actuels qui mettent en cause les finalités productivistes assignées au travail par le capitalisme.

Dans une usine Ford en Allemagne, pays où la durée du travail est bien moins élevée qu’en France. ORLOWSKI/GETTY IMAGES AFP

Le Bureau international du travail (BIT) vient de publier un rapport sur « Les indicateurs-clés du marché du

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 9 minutes