Dans la tourmente

Avec « On n’est pas là pour disparaître », Olivia Rosenthal signe un grand livre de littérature sur la maladie d’Alzheimer. Loin des clichés, une approche de la maladie qui conduit à l’introspection et au vertige .

Christophe Kantcheff  • 8 novembre 2007 abonné·es

« Je défie quiconque d'avoir envie d'écrire sur la maladie de A. » « La maladie de A. » , c'est la maladie d'Alzheimer telle que la désigne Olivia Rosenthal dans On n'est pas là pour disparaître . À la source de ce livre, non pas, donc, une « envie » mais une superstition: ce qui est écrit en fiction ne pourra advenir dans la réalité, à moins que ce soit le contraire. Plus profondément, l'intuition que «la maladie de A.» touche à un point sensible du langage, une sorte d'indicible, parce que l'expression d'un monde impénétrable, qu'il faudrait pourtant formuler.

Même s'il ne porte pas la mention « roman », On n'est pas là pour disparaître ne détone pas par rapport aux six précédentes oeuvres de fiction de l'auteur (toutes chez Verticales). Le livre s'inscrit

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Culture
Temps de lecture : 4 minutes