« Notre voix doit être plus audible »

L’Union juive française pour la paix vient de tenir son congrès à Paris. Ses deux présidentes reviennent sur les débats et exposent leurs projets.

Denis Sieffert  et  Marjolaine Normier  • 8 novembre 2007 abonné·es

Quel bilan tirez-vous de ce congrès ?

Houria Ackermann et Michèle Sibony : Malgré des divergences parfois vives, notre volonté de rester ensemble a prévalu. Voilà le plus important. De plus, le fait d'avoir choisi deux Juives arabes à la présidence de l'association symbolise bien le message que la majorité souhaite faire passer. La minorité continuera de faire entendre sa voix, comme elle en a le droit, mais avec un souci d'unité.

Vous parlez de divergences. Quelles sont les lignes de clivage à l'intérieur de l'UJFP ?

La ligne de clivage à l'intérieur de l'association est la même que partout en France, et il n'y a rien de nouveau. Certaines personnes ont peur d'un islam politique, vécu comme dangereux, auquel on devrait, selon elles, ne pas toucher. Cet islam politique, qui va du wahhabisme saoudien à l'islam traditionnel, est l'objet de beaucoup de confusions. Ces personnes se défendent

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Monde
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